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Ould Abbès mobilise ses troupes en prévision de 2019: «Nous allons nous préparer pour la prochaine étape»

Le secrétaire général du parti FLN, Djamel Ould Abbès, a réuni, hier au Mouflon d’Or à Alger, les mouhafedhs et secrétaires des mouhafadhas du parti pour parler des «réalisations» du pays depuis l’arrivée de Abdelaziz Bouteflika à la tête de l’Etat en 1999. Une occasion pour lui d’évoquer la perspective des élections présidentielles de 2019 et le bruit qui court à propos de l’échéance, en évoquant des «milieux qui tentent d’exploiter politiquement le parti en prévision de la prochaine élection présidentielle». «Nous allons nous préparer pour la prochaine étape. Cela ne va pas être facile. Il y a beaucoup d’ambitions. Mais il ne faut pas qu’il y ait de la cupidité», a-t-il lancé. A ceux qui veulent s’appuyer sur le parti majoritaire pour se présenter à ces élections, il fait savoir que «le FLN n’est pas un bien vacant ! Il ne se vend pas et il ne se loue pas !» «Personne ne va nous perturber. Ceux qui veulent salir l’image de l’Algérie ont échoué. Ce sont des fantômes qui apparaissent tous les cinq ans lors des élections. C’est nous qui sommes sur le terrain», a ajouté le patron du FLN sans nommer ceux qu’il cible.
Le Secrétaire général du FLN invite ceux qui veulent utiliser son parti à commencer par militer au niveau de la base. «Celui qui aime le FLN, il n’a qu’à partir à la kasma. Cela veut dire à la base. Vous me comprenez ? Il adhère et il attend le congrès en 2020 et les élections législatives en 2022», a-t-il lancé sans désigner encore une fois à qui il s’adresse. Cela avant de faire les éloges du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, qui est également président du FLN depuis son dernier congrès officié par l’ancien secrétaire général, Amar Saadani. Dans ce contexte, M. Ould Abbès a rappelé l’épisode de 1994 lorsque Abdelaziz Bouteflika avait refusé de présider aux destinées du pays au moment où l’Algérie était à feu et à sang. «Le 25 janvier 1995, nous étions à El Aurassi, il y avait des négociations avec la direction effective du pays. Après trois jours, ils lui ont proposé sur un plateau d’or et non un plateau d’argent de devenir le président de la République», a-t-il dit, ajoutant que Bouteflika «n’a pas couru derrière les responsabilités. Mais comme il avait dit plus tard – je ne veux pas être les trois quarts d’un président – il a renoncé à présider l’État. Peu de personnes auraient refusé une telle proposition», a-t-il ajouté. A rappeler que c’est l’ancien Président Liamine Zeroual que le destin avait porté à la tête de l’Etat pour gérer cette période très décisive de l’Histoire de l’Algérie contemporaine. «Le premier parti qui a fait revenir Bouteflika (en 1998), c’est le FLN», a précisé M. Ould Abbès qui a longuement parlé des réalisations du pays depuis 1999, année où Abdelaziz Bouteflika avait hérité du pouvoir. Selon Djamel Ould Abbès, le président Bouteflika est «l’homme des miracles qui ne parle pas beaucoup et qui donne des instructions et qui intervient lorsque celles-ci ne sont pas appliquées». Il a affirmé que l’établissement du bilan de ces réalisations depuis 1999 que sa formation est en train de recenser est presque terminé, avant qu’il ne soit présenté à Bouteflika, en sa qualité du président du parti. Il a cité le retour de la sécurité et de la paix grâce à la politique de réconciliation nationale, le remboursement par anticipation de la dette extérieure et les réalisations dans les secteurs de la santé, de l’éducation et du logement.

K. A.

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