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Ouled Mimoun (Tlemcen): Un brigadier de police s’immole par le feu

Un brigadier de police s’est immolé par le feu, ce mercredi soir, devant le siège de la sûreté de Daïra d’Ouled Mimoun, située à une trentaine de kilomètres du chef-lieu de la Wilaya de Tlemcen. Il s’agit dénommé O. Meziane, âgé de 45 ans. Il s’est aspergé d’essence et s’est brûlé. Il n’a dû sa survie qu’à l’intervention rapide des éléments de la police qui ont réussi à une carbonisation certaine. Malgré cela il présente des brûleurs graves au visage, au cou et au thorax. Il a été évacué en urgence à l’hôpital d’Oued Mimoun mais son état, jugé grave, il a été transféré vers le service spécialisé des grands brûlés du centre hospitalo-universitaire de Tlemcen. Les causes de sa tentative de suicide sont d’ordre socioprofessionnel. Selon ses collègues «le brigadier avait bénéficié d’un congé de maladie d’un (01) mois et lors de la reprise de son travail, il s’est vu notifié par la responsable du personnel une mise à la retraite pour une invalidité professionnelle». C’est la commission régionale d’Oran, suite aux rapports de la DRH de la sûreté de Daïra d’Ouled Mimoun, qui a décidé de son invalidité pour «dépression nerveuse», affirme-t-on.
La réalité est toute autre, selon la victime et ses proches. Ils accusent directement la DRH «d’être derrière ce faux rapport d’invalidité imaginaire». Ils affirment que celle qui a rédigé ce rapport défavorable, la dénommée G. Attouia, avait été durant six (06) mois en congé de maladie par les médecins-psychiatres à un moment où elle exerçait à la sûreté de Daïra de Ben-Badis, Wilaya de Sidi Bel-Abbès et de souligner que suite «au message de la DGSN, sa réintégration était conditionnée par un travail à l’extérieur et non dans les bureaux». Elle s’est retrouvée donc «responsable du personnel à la sûreté de Daïra d’Oued Mimoun». Ce qui a provoqué l’ire du brigadier O. Meziane qui a considéré «que seul un appui quelque part lui a fait bénéficier ce poste et cet avancement professionnel illégitime». Selon ses collègues qui ont voulu garder l’anonymat «le mécontentement du brigadier a généré une certaine animosité et un conflit permanent avec la responsable du personnel» et que «depuis il faisait des crises de nerf jusqu’au moment où il a été envoyé en congé de maladie». Suite à ce drame, une enquête est ouverte par l’inspection des polices et l’on a appris que les jours du brigadier sont hors danger.

B. Soufi

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