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Ouverture officielle d’une foire à Tizi-Ouzou: Une labellisation pour le miel du Djurdjura

Cette foire du miel a pour objectif de valoriser la production apicole et diversifier les productions de l’apiculture en Kabylie, mais aussi de labéliser le miel du massif du Djurdjura.

Le coup d’envoi de la cinquième (05e) édition de la Foire du miel et des produits de la ruche de Tizi-Ouzou a été donné, avant-hier, par le wali, Abdelhakim Chater, au niveau de l’esplanade du musée de la ville (ex-mairie) au Centre-ville des Genêts et ce, en présence d’une forte délégation de l’exécutif local.
Organisée par l’association des apiculteurs en collaboration de la Coopérative CAPTO et l’interprofessionnel de l’apiculture et la Chambre locale de l’agriculture, cette foire du miel a pour objectif de valoriser la production apicole et diversifier les productions de l’apiculture en Kabylie, mais aussi de labéliser le miel du massif du Djurdjura. En effet, se référant aux statistiques rendues public par les représentants de la Chambre de l’agriculture de la wilaya de Tizi-Ouzou, la production apicole a connu une baisse de 50% en 2018 avec 2 900 quintaux alors qu’elle était de 5 800quintaux en 2017.
Ce recul, selon les spécialistes, est dû aux conditions climatiques peu favorables durant le printemps de l’année écoulée qui est la saison de floraison de la filière apicole.
Ce qui a empêché les abeilles de produire. «Je dirais que la production a connu un recul énorme en 2018, vu que la saison printanière était pluviale. Ce qui a empêché l’abeille de produire», a expliqué le chargé de communication au niveau de la Chambre de l’agriculture, Salem Touati.
Pour y remédier, le wali s’est engagé à prendre en main les préoccupations des apiculteurs pour leur permettre de pérenniser leur activité et de contribuer au développement de l’économie locale à travers la commercialisation de ce produit de terroir de Kabylie. «Nous essayons de rendre cette filière plus rentable et que la commercialisation du miel soit faite en groupe pour permettre aux apiculteurs de pérenniser leur activités et de contribuer au développement de l’économie locale».
Il a précisé que dans le cadre de la politique des pouvoirs publics visant la diversification de l’économie nationale hors des hydrocarbures, le ministère de l’agriculture et de l’Aménagement du territoire accorde un intérêt particulier pour la filière apicole. D’ailleurs, la wilaya a bénéficié d’un quota de 6 600 ruches pleines destinées pour la production au niveau local ou bien pour la transhumance.

Les sempiternelles difficultés des apiculteurs

Pour leur part, les apiculteurs qui prennent part à cette foire du miel et des produits de la ruche et qui sont au nombre de 23 ont soulevé les difficultés auxquelles ils font face quotidiennement et qui ont été exposées au premier magistrat de la wilaya.
Selon la majorité d’entres-eux, la récolte est insignifiante au niveau local, ce qui les poussent à quitter cette activité tandis que la transhumance est beaucoup plus rentable. Ainsi, ils interpellent les autorités locales sur l’accompagnement financier des apiculteurs qui reste insignifiant pour assurer le développement durable de l’apiculture. «Il y a des jeunes promoteurs qui ont bénéficié de crédits dans le cadre des dispositifs d’aide à l’emploi de jeunes, comme l’Ansej et Cnac pour investir dans l’apiculture, mais malheureusement la formation et l’encadrement de ces bénéficiaires fait défaut», regrette, un apiculteur exposant. Comme à l’accoutumée et face à la concurrence déloyale du miel importé de Chine ou bien de Montréal exposé sur les étales des supermarchés de la wilaya, les apiculteurs grincent des dents pour éradiquer ce fléau. «Les vertus thérapeutiques du miel de l’importation est beaucoup moins efficace par rapport à celui produit localement. Mais la culture de consommation est absente en Algérie, puisque le consommateur préfère se procurer le miel de l’importation. Aussi, il y a la question des prix, puisque le miel d’importation est cédé à des prix raisonnables par rapport au miel local affiché entre 4 500 à 5000da/litre», a-t-on appris. Ceci avant de poursuivre : «il faut que la population prenne conscience que les bienfaits du miel local sur la santé publique sont divers, notamment pour les maladies chroniques comme l’asthme et un remède pour faire face à la grippe saisonnière». S’agissant de la qualité du produit commercialisé sur les stands, les visiteurs ont exprimé leur satisfaction quant à cette qualité. «Je suis devenue une cliente fidèle de ces apiculteurs exposants. C’est le vrai miel de notre région. Je suis très contente de venir procurer ce produit et je reviendrai dès qu’il y aura d’autres éventuelles manifestations», lance une cliente. Parmi les sortes de miels exposés lors de cette foire, il y a eu une dizaine de variétés du miel comme le pollen frais, propolis, la gelée royale, le miel d’eucalyptus, lavande, celle du jujubier, d’euphorbe, des forêts et aussi le miel toutes fleurs, a-t-on constaté.

Z. C. Hamri

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