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Parallèlement à celle des dynamiques de la société civile.. L’opposition prépare sa conférence nationale

Réunis, hier, au siège du parti El Adala, les animateurs du conglomérat des ‘’Forces du changement pour le triomphe du choix du peuple’’, ont mis en place trois commissions de préparation d’une large conférence nationale.

Sur les pas du Collectif des dynamiques de la société civile, plusieurs partis d’opposition, personnalités politiques nationales ont décidé de tenir une conférence nationale pour débattre de la crise que traverse le pays et sortir avec une feuille de route consensuelle à même d’y mettre fin. La date de ce rendez-vous est fixée, provisoirement, au 29 juin prochain. Réunis, hier, au siège du parti «El Adala», les animateurs du conglomérat des ‘’Forces du changement pour le triomphe du choix du peuple’’, ont mis en place trois commissions de préparation d’une large conférence nationale.
Il s’agit, selon Lakhdar Benkhallef, président du Conseil consultatif du parti El Adala, de la commission organisation, la commission de rédaction du document devant faire objet de plate-forme de débat et enfin de la commission chargée à la communication. Joint par nos soins, il explique que cette grande conférence est «dans une phase de préparation» et que la date du 29 juin «reste provisoire». La réunion a été marquée par la présence de plusieurs chefs de partis, notamment Abdallah Djaballah d’El Adala, Tahar Benbaibèche d’El Fadjr, Noureddine Bahbouh de l’UFDS, de personnalité politiques et experts dont l’ancien diplomate Abdelaziz Rahabi et la constitutionnaliste Fatiha Benabou, ainsi que des responsables de syndicats à l’image de Lyès Merabet du SNPSP. La rencontre a vu aussi le retour de Soufiane Djilali, président de «Jil Jadid», après une longue absence en termes de coordination avec le reste des partis de l’opposition.
Les deux formations politiques, FFS et RCD n’ont pas été représentées. La première étant occupée par sa démarche en solo de conférence de concertation, tandis que la seconde «n’a pas donné suite à l’invitation», selon Benkhallef. Le député d’El Adala reste pourtant optimiste concernant cette nouvelle initiative de l’opposition, dans le règlement de la crise. Bien qu’il y a déjà eu une feuille de route rendue publique le 23 mars. Quelle nouveauté apportera alors la Conférence nationale ? À cette question, il répond qu’«il est question d’enrichir le plan proposé il y a plus d’un mois et de joindre les visions avec les autres initiatives qui se préparent sur la scène politique». Sur ce deuxième volet, Benkhellaf fait allusion à la conférence de la société civile prévue pour le 15 juin, puisque «ses animateurs seront invités à prendre part à notre conférence, du moment qu’il y a déjà parmi eux ceux qui siègent avec nous tel que le Dr Merabet et autres syndicats».
En outre, la conférence de l’opposition aura à «définir les modalités pratiques de la proposition de sortie de crise», comme la commission de gestion des élections, ses membres et ses prérogatives, les révisions à apporter à la loi électorale. Quant aux participants, notre interlocuteur affirme que «des invitations seront adressées aux partis politiques à l’exception de ceux du pouvoir, à la société civile, aux figures du Hirak, aux magistrats, aux journalistes, aux personnalités nationales et aux experts dans divers domaines…». Cependant, comme toute démarche, cette conférence se fixe déjà des préalables quant aux symboles du régime. «Le départ des symboles du système est une condition non négociable pour amorcer tout processus», tranche Lakhdar Benkhallef.
À rappeler que le plan proposé en mars dernier s’articule autour d’une période de transition limitée à 06 mois, lors de laquelle les prérogatives du président sortant seront transférées à une instance présidentielle composée de «personnalités nationales crédibles, honnêtes et compétentes». Cette instance aura pour mission de nommer un gouvernement de compétences nationales pour la gestion des affaires courantes, de mettre en place une commission nationale indépendante d’organisation des élections et enfin de réviser la loi électorale de façon à garantir des élections libres et transparentes.
Aïssa Moussi

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