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Pare-brise et essuie-glace…

Ça y est, on est en 2019. On feint d’oublier le rétro, et c’est le pare-brise qui concentrera toute notre attention, afin de voir clairement, et d’avancer sereinement. L’élection présidentielle, la numérisation des administrations, Algérie Poste qui fabriquera ses propres cartes magnétiques, les 5% de plus pour les retraités, la nouvelle formule du logement promotionnel dite LLP, et bien d’autres sujets, s’affichent déjà sur ce pare-brise. Au fait, pourquoi user de métaphore avec «pare-brise» ? Tout simplement parce qu’il nous faut, d’ores et déjà, prévoir des essuie-glaces. Car il pleuvra constamment, selon certains commentateurs. Ils déversent des tombereaux de haine à propos de n’importe quoi, labélisé «dawla». N’ont-t-ils donc rien d’autre à faire que de cracher leur venin, sans surprise ni originalité ? Chaque sujet est accompagné d’une critique, d’une attaque en règle. La régularité de ces propos a ceci de particulier, qu’elle ne provoque ni l’étonnement, ni la surprise. Curieusement sur la toile et ses réseaux sociaux, il se trouve toujours des personnages de leur acabit, pour venir tenir le flambeau de la critique exacerbée, du propos assassin, de la réplique vacharde. On ne sait ce que doivent être les journées de tels énergumènes, toujours sur la brèche, pour se fendre de phrases détestables en guise de commentaires. Faut-il donc être malheureux, ou bien incapables de la moindre sensibilité, pour se montrer ainsi toujours vindicatifs, toujours agressifs, toujours négatifs. Sans jamais proposer une vision claire, sans prendre le risque de se tromper ou de se fourvoyer, ils ne sont là que pour détruire, sans jamais construire. Ces gens-là n’écrivent pas, à proprement parler, ils raturent dans cette folie détestation du pays et de l’humanité toute entière. Qu’est-ce qui expliquerait tant de constance dans la nuisance exprimée, tous azimuts, sans logique, ni cohérence ? On serait tenté de donner sa langue au chat, se taire ou mépriser et ignorer ces gens-là. Mais, en pourfendant ainsi, en mètre-étalons de la médiocrité, la politique, l’économie et le sociétal du pays, ça dérange ceux qui les auront côtoyés et connus, réellement. Et, ils sont connus pour leur «has been» dans diverses catégories de «métiers», pour ne pas dire autre chose. En fait, le poil à gratter qui les démange, n’a que mépris pour ceux qui auront étudié, milité et sué, afin d’oser exercer dans leurs domaines respectifs. C’est en ça que l’essuie-glace sera nécessaire, car ces opportunistes, ces arrivistes, ces moins que rien ne baisseront pas les bras, cette année encore. Les attaques sournoises, les coups bas et les esprits revanchards ne cesseront, hélas, pas de prendre pour cible ce qui grandit le pays, et le place sur un piédestal socio-économique. Et le défunt El-Anka, dans sa chanson-poème «Sobhane Allah ya l’tif» ne croyait pas si bien dire, avec «keyen chi ness, mèn s’hahoum ikoulou khaf». Grâce à lui, on sait la face obscure de ces gens-là, le reflet déformant du miroir diabolique de leurs critiques. Aussi, leurs vains cris d’orfraie n’effrayent point. Un seul coup de balai d’essuie-glace, suffira à tous ceux qui espèrent voir un phare, une bonne étoile à l’horizon de cette nouvelle année. Personne n’est dupe. Leur petit jeu, souvent vu en filigrane, a pour but la démotivation, le découragement de tout un pan de la société. «Sauf qu’elle en a vu d’autres, cette société», comme dirait l’autre…

M. N.

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