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Parti pour la laïcité et la démocratie (PLD): «Pas de démocratie sans égalité homme-femme»

Le Parti pour la laïcité et la démocratie (PLD) profite du contexte de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes pour renouveler sa conviction qu’il ne peut y avoir de démocratie sans l’égalité entre l’homme et la femme.
«Il n’y a pas, il ne peut pas y avoir, il n’y aura pas de démocratie si les femmes, comme les hommes, ne jouissent pas des mêmes lois civiles égalitaires car le degré de développement d’un pays se mesure au degré d’émancipation des femmes», a souligné Moulay Idriss Chentouf dans un communiqué rendu public hier. Selon ce parti qui s’oppose à l’inspiration des lois à partir de la religion, «les Algériennes en sont encore à subir des lois discriminatoires et le statut de mineures à vie au nom de la chari’a». «Sans la pleine reconnaissance des droits des femmes, il n’y a pas de libération véritable», a-t-il soutenu. Le PLD déplore que la célébration de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes soit intervenue cette année dans le sillage de la fermeture de deux associations féminines dans la wilaya d’Oran, à savoir l’Afepec (Association féministe pour l’épanouissement de la personne et l’exercice de la citoyenneté) et Fard (Femmes algériennes revendiquant leurs droits). Même si la décision de fermeture soit annulée quelques jours plus tard par les autorités, le PLD estime que le pouvoir exerce toujours un chantage à «la régularisation administrative» sur les deux associations. Mais, ajoute le parti, «la hogra contre les femmes va bien au-delà de cet odieux harcèlement». Dans son communiqué, le parti pour la laïcité et la démocratie a abordé l’actualité politique, économique et sociale du pays, appelant à la dissolution de la classe politique, accusée de compromission avec l’islamisme politique. «La déroute est générale. Elle est politique, économique, sociale et culturelle, et dans le pays sonne le tocsin de la trahison d’une classe politique, toutes tendances confondues, qui s’est compromise avec l’islamisme politique, a vendu son âme au système et a définitivement tourné le dos aux intérêts supérieurs de la Nation», souligne le parti de Moulay Idriss Chentouf. Accusant les partis de parasiter et de fourvoyer les luttes politiques, le PLD a plaidé pour leur dissolution, tout en appelant à «rompre avec les logiques du passé pour s’inscrire dans le compter-sur-soi et la consolidation de l’organisation à la base afin de construire en synergie avec le peuple une République laïque, démocratique, moderne et sociale». Le parti a critiqué la décision de bancarisation de l’argent de l’informel sans enquêter sur sa provenance, estimant que cette décision signifie que l’Etat capitule devant l’évasion fiscale et les sponsors de l’islamisme politique. Evoquant les derniers mouvements sociaux, il a soutenu que la grève des enseignants du Cnapeste «était une opération politicienne téléguidée par la mouvance islamiste». «Ce qui n’est pas particulièrement surprenant, puisque l’islamisme politique a pris racine à l’Ecole depuis des décennies. Aujourd’hui, celui-ci y a ses relais et on y mesure concrètement l’ampleur du désastre. Une telle école est non seulement instrumentalisée politiquement, mais elle ne peut être ni une source d’épanouissement intellectuel, ni celle de l’émancipation de l’esprit. Sacrifié à l’obscurantisme, le système éducatif n’ouvre pas d’horizon prometteur à l’avenir de nos enfants», explique-t-il, avant de regretter que «l’hémorragie de la matière grise a dévitalisé entreprises, hôpitaux et universités des compétences pour lesquelles l’Etat algérien a pourtant tant investi».

Karim Aimeur

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