Home / Economie / Pays du Golfe: Les conseils du FMI

Pays du Golfe: Les conseils du FMI

Le FMI a affirmé que la baisse des recettes pétrolières de certains pays du Golfe entraîne d’importants déficits budgétaires et un ralentissement de la croissance, ajoutant qu’ils ne doivent pas se limiter à s’adapter à la baisse des cours du brut, a-t-il noté sur son site web. Les six pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG) sont l’Arabie saoudite, le Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar. A ce propos, le FMI a élaboré trois études sur ce sujet: intitulée «Les perspectives économiques et défis stratégiques dans les pays du CCG», la première étude se penche sur les perspectives économiques de la région et le travail déjà réalisé par les dirigeants pour résoudre certaines difficultés budgétaires. Le FMI qui met en évidence la croissance enregistrée par certains secteurs non pétroliers, pense toutefois que des réformes plus rapides sont nécessaires pour stimuler davantage la croissance et soutenir la diversification économique, le développement du secteur privé et la création d’emplois. Parmi ces réformes, le Fonds cite la réduction du rôle du secteur public, en recourant notamment à des privatisations et à des partenariats avec le secteur privé. Il est également préconisé l’amélioration du climat des affaires grâce à une réglementation mieux conçue et à des services publics plus efficaces, afin d’attirer les investissements extérieurs et intérieurs. Il s’agit aussi d’inciter les citoyens à travailler dans le secteur privé en leur fournissant une éducation et une formation de meilleure qualité. Pour ce qui est de la deuxième étude intitulée: Comment appliquer dans les pays du CCG des ajustements budgétaires plus propices à la croissance?, elle examine les mécanismes à mettre en place devant permettre à ces pays de réduire leur dette et leurs déficits tout en préservant la croissance et l’emploi. Selon l’institution de Bretton Woods, le niveau des dépenses publiques est plutôt élevé dans les pays du CCG, et avait encore augmenté pendant la flambée des cours du pétrole. De ce fait, la réduction des dépenses nécessitera de remettre en question le rôle traditionnel de l’administration, vue comme un fournisseur d’emplois et de services. Ainsi, pour maintenir le dynamisme de l’activité économique, le Fonds pense que les coupes budgétaires devront viser prioritairement la masse salariale du secteur public et les subventions.

A. M.

Check Also

Durant les cinq premiers mois de 2019.. Hausse de 5,5% des recettes douanières

Cette amélioration s’explique, essentiellement, par les recouvrements exceptionnels qui ont été réalisés, au titre des …