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Performances.. A quand des centres de préparation dignes de ce nom ?

La baisse sensible de nos performances s’explique par le manque d’aspect organisationnel, méthodologique et technique, et par la qualité médiocre de l’entraînement.

La construction de certains centres de préparation fait fuir nos athlètes devenus exigeants en raison de leur niveau qui ne fait que croître. Ces derniers, de plusieurs disciplines différentes, avaient effectué différents regroupements dans nombre de centres de préparation à l’étranger, dont celui de Font Romeux, de l’INS de Paris, des centres de préparation aux USA, en Italie, en Espagne, au Gloria Arena Sport d’Antalya en Turquie, et d’aillleurs, ce qui a attiré leur attention au vu de leurs qualités appropriées et des instruments mis à leur disposition. Ces centres servent aussi de pôles d’entraînement modernes, avec des pistes règlementaires et des salles en mesure de développer toutes sortes de groupes musculaires. Ces installations sportives disposent également de tous les moyens permettant une meilleure progression. Ils semblent être les lieux de rêve pour nos sportifs. Qualifiés comme étant les mieux équipés à tout point de vue, ces derniers ont permis de remporter les meilleurs résultats aux différents Jeux Olympiques, avec la bagatelle de pas moins de 150 médailles, dont une bonne partie en or.
Les responsables du Comité olympique algérien et ceux du MJS devraient soit réfléchir à la construction de la dimension de ces centres, soit jeter leur dévolu sur ces superbes lieux d’hébergement et d’entraînement qui seront d’une grande utilité pour nos athlètes, mais aussi pour relancer nos performances. En revanche, les centres algériens de préparation de la dimension du seuil escompté se font de plus en plus rares : deux, trois, voire quatre seulement, mais loin de donner satisfaction. Le sport de haut niveau exige des installations de sa dimension, ce qui n’est plus le cas de nos jours. Dans les années 1960 et 70, les centres de haut niveau n’existaient pas, mais les résultats suivaient. Ce qui explique aujourd’hui le recul de la performance, et dans une étude, des spécialistes algériens ont rapporté que les résultats obtenus jusque-là, sont loin d’être ceux prévus par le plan de charge.
Des aptitudes sont donc limitées, de la baisse constante de la performance à celle du manque de stratégie, expliqué quelque part par un plan de charge plutôt anarchique. La baisse sensible de nos performances s’explique par le manque d’aspect organisationnel, méthodologique et technique et la qualité de l’entraînement qui fait défaut. C’est surtout ces centres de préparation de haut niveau qui manquent le plus en Algérie. A l’étranger, l’athlète, dès son admission, est pris totalement en charge ; tous les paramètres sont aussi pris en considération. Aujourd’hui et contrairement à ces centres, c’est plutôt la ruée vers le centre de Souidania ou celui d’El bez à Sétif. L’on se rabat également sur celui de Chlef, qui répond quelque peu aux normes de la performance. Mais de quoi demain sera-t-il fait ?
Ahmed Chébaraka

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