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Pétrole: Les raisons d’une chute libre

La dégringolade des cours de l’or noir va sans doute réjouir Donald Trump. Le président des Etats-Unis avait, à maintes reprises, fait pression sur l’Opep pour qu’elle augmente sa production afin de faire baisser les prix. Mercredi, le WTI, référence américaine, a baissé de 5,03 % à 70,38 dollars. Quant au brent, référence européenne, il a chuté de 6,92 % à 73,40 dollars. Il s’agit de sa plus forte baisse depuis le 9 février 2016. Ce jeudi, les cours ont repris leur souffle, mais ils sont repartis à la baisse. A la fermeture des marchés européens, le baril de brut américain perdait 1,25 % sous les 70 dollars. Le brent lâchait 0,22% à 73,12 dollars. La chute a été provoquée par la réouverture de terminaux dans l’est de la Libye, fermés depuis quatre semaines. «La fermeture de ces ports avait retiré du marché 800.000 barils libyens par jour, entraînant une nette contraction de l’offre de l’or noir», expliquent les analystes de Commerzbank. Les experts restent toutefois prudents sur le rééquilibrage du marché : «il reste à savoir en combien de temps les exportations libyennes vont reprendre dans la mesure où les ports ont été endommagés lors de combats le mois dernier, d’autant que la production est perturbée dans d’autres pays et que les exportations iraniennes sont toujours menacées. «Les investisseurs avaient les yeux rivés sur la Libye, à tel point que la spectaculaire baisse des stocks de brut aux Etats-Unis n’a pas soutenu les prix. Les réserves américaines ont baissé de 12,6 millions de barils alors que les analystes tablaient en moyenne sur un recul d’un peu plus de 3,5 millions. Le rebond de ce jeudi s’explique par la publication d’un rapport de l’Agence internationale pour l’énergie, estimant que les tensions sur l’offre d’or noir vont se poursuivre. De nombreux pays (Venezuela, Canada, Libye) rencontrent des problèmes de production. Le bras énergétique de l’OCDE ne voit «aucun signe d’un relèvement de la production» dans les pays qui le peuvent, et «qui pourrait apaiser les craintes d’une contraction du marché».

In Les Echos

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