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Pire crise humanitairé dans le monde: Les civils meurent au Yemen dans l’indifférence

La guerre au Yémen, lancée par la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite, en mars 2015, ne semble pas intéresser nombre de pays prétendant lutter pour la démocratie.

C’est en mars 2015 que la guerre a été lancée par la coalition arabe, et depuis, peu de pays parlent des crimes de guerre commis contre les civils. La situation de la sécurité à Hodeida, est en train de se détériorer très rapidement, le conflit menaçant la continuité de l’assistance humanitaire, a dit un responsable du Programme alimentaire mondial (PAM), Hervé Verhoosel, cité par l’AFP. Des travailleurs humanitaires ont été ciblés ces derniers jours, a-t-il affirmé à Genève. Il y a quelques jours, le chef du Département d’Etat américain a dit que l’Arabie saoudite initie des mesures pour que les civils ne soient pas ciblés. Pourtant, la coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite a reconnu qu’elle a tiré contre des civils. Cinquante et une personnes, des civils, dont 40 enfants, ont été tués. Le Yémen est la pire crise humanitaire au monde. La coalition arabe dirigée par l’Arabie saoudite, mène pourtant des frappes aériennes contre les civils, et ce n’est pas Washington, qui a conclu des marchés de milliards de dollars avec l’Arabie saoudite, qui dénonce ces crimes de guerre. «Le royaume ne laisse plus aucun pays occidental dénoncer ses violations des droits de l’homme, sous peine de les frapper au portefeuille. Et cela fonctionne», écrit un média français. «Et personne n’est épargné», s’indigne un diplomate moyen-oriental. «Le problème est que ceux qui ont entamé cette guerre pensaient l’achever en deux ou trois semaines. Or, cela fait trois ans et demi que cette situation perdure, et on assiste à la mort silencieuse du peuple yéménite». Interrogée le 31 août lors d’une conférence à Sciences Po, Paris, la ministre française des Armées, Florence Parly, s’est dite «révoltée» par la situation au Yémen, tout en assurant que les armes françaises vendues à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, n’étaient pas utilisées dans ce pays. 16 ONG internationales ont adressé une lettre ouverte au président Emmanuel Macron, l’exhortant notamment à «condamner publiquement et systématiquement toutes les attaques contre des civils» au Yémen, et à «suspendre les ventes d’armes à l’Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis, dès lors qu’elles sont susceptibles d’être utilisées» dans ce pays, écrit le média français. Au contraire de la France, l’Espagne a pris ses responsabilités, après le drame du bus de Saada, et décidé d’annuler, début septembre, une vente de 400 bombes à guidage laser, pour un montant de 9,2 millions d’euros.
En représailles, Riyad, sous l’impulsion de son impétueux prince héritier, Mohammed Ben Salmane, le jeune architecte de la guerre au Yémen, a menacé Madrid d’annuler à son tour un contrat autrement plus important: la commande, par la pétromonarchie, de cinq corvettes, pour 1,8 milliard d’euros, en faveur de l’entreprise publique espagnole de chantiers navals Navantia. Le message semble être passé. Pour sauver sa relation avec l’Arabie saoudite, l’Espagne a tout bonnement fait volte-face, en annonçant le déblocage de la vente des 400 bombes. L’Espagne a cédé, et a décidé de fournir les armes à l’Arabie saoudite, dit le média français. Des organisations non gouvernementales disent que des crimes de guerre ont été commis au Yemen par l’Arabie saoudite.

M.A.

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