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Pour financer les opérateurs algériens et français: Un fonds d’investissement bilatéral créé

Le Comité mixte économique franco-algérien (Comefa) a clôturé à Paris, ses travaux avec la signature d’une déclaration d’intention, pour la création d’un fonds d’investissement bilatéral entre l’Algérie et la France. La déclaration a été signée par le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, et le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno Lemaire, en présence du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, du ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, et des membres des deux délégations.
L’objectif de ce fonds d’investissements algéro-français est de financer les investissements des Algériens qui souhaitent investir en France, et des Français qui souhaitent investir en Algérie. Il aura vocation à financer essentiellement des partenariats entre les entreprises privées, dont l’activité est liée à un partenariat algéro-français et visera, en priorité, les PME dans les secteurs porteurs de croissance, tels que l’automobile, l’agroalimentaire, la transition énergétique, la mobilité urbaine et le numérique.
Pour ce qui est du capital, il sera abondé à parité par les deux parties en euros, et devra être progressif en fonction de l’importance et du nombre de projets à financer. Le capital privé, provenant notamment des institutions bancaires, pourront, le cas échéant, abonder ce fonds dans une seconde phase, a-t-on précisé, soulignant que le fonds et les choix des investissements sont gérés et réalisés de façon à être rentables, selon les conditions du marché.
La gouvernance du fonds sera distincte de sa gestion (revenant aux deux Etats actionnaires, dans le cadre d’un conseil d’administration). Cette dernière, a-t-on expliqué, est déléguée à un gestionnaire de fonds indépendant, reconnu et sélectionné à l’issue d’un processus d’appel d’offres. Au sujet du transfert des capitaux, le rapatriement des fonds investis pourra se faire si l’une des parties en exprimait le souhait, a-t-on indiqué, précisant que l’allocation des dividendes et plus-values de cessions résultant des investissements, réalisés par le gestionnaire de fonds, pourront être réinvestis dans le fonds, ou transférés aux institutions ayant abondé le fonds, à hauteur de leur participation. A l’issue des travaux du Comefa, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a indiqué que l’Algérie est pour la France un partenaire économique «majeur». «Ce sont plus de 8 milliards d’euros d’échanges commerciaux chaque année, avec plus de 7.000 entreprises françaises travaillant avec l’Algérie. Ce sont aussi près de 500 entreprises françaises implantées en Algérie, qui emploient 40.000 personnes et qui génèrent 100.000 emplois indirects dans les domaines stratégiques pour nos deux pays, que ce soit l’automobile, le transport, la santé, l’agriculture», a-t-il expliqué.

K. A.

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