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Pour irriguer davantage le Sahara: Des éoliennes et des centrales solaires seront nécessaires

Un article paru dans la revue scientifique américaine Science, préconise d’implanter, à une large échelle, des centrales solaires et des éoliennes dans le désert du Sahara. Outre le fait de générer plus d’énergie, tout en réduisant les émissions de carbone, ceci favoriserait, selon les travaux de sept scientifiques, des précipitations plus importantes.
Les auteurs évoquent l’installation de trois millions d’éoliennes et des panneaux solaires, sur 20% de la surface de ce désert, soit au total neuf millions de m², qui permettraient d’alimenter le monde entier en électricité.
Ceci n’est encore que de la théorie, mais les scientifiques affirment que ces implantations auraient pour effet indirect, de changer la température au sol (panneaux solaires), de modifier les flux d’air ,en réduisant la vitesse des vents (éoliennes), et donc de faire plus pleuvoir au-dessus du Sahara. Ils calculent même que les précipitations pourraient passer de 0,24 à 0,59 mm par jour, avec comme conséquence non négligeable, une végétation plus importante pour nourrir les animaux notamment. «Ces résultats indiquent que les énergies renouvelables peuvent avoir de multiples avantages pour le climat et le développement durable, et pourraient donc être largement adoptées en tant que solution principale aux défis de l’énergie mondiale, au changement climatique et à la durabilité environnementale et sociale», insistent les auteurs. «Les impacts sur le climat régional seraient bénéfiques plutôt que préjudiciables, et les impacts sur la température moyenne mondiale resteraient encore faibles, comparés à ceux induits par les émissions de CO2 provenant des combustibles fossiles», précisent les auteurs. Selon eux, si elles étaient soigneusement planifiées, ces exploitations pourraient également déclencher davantage de précipitations, en grande partie à cause d’un retour de la végétation précédemment négligé. Cela souligne, qu’outre les émissions anthropiques de gaz à effet de serre, provenant des combustibles fossiles et du réchauffement qui en résulte, l’énergie éolienne et solaire pourrait avoir d’autres effets bénéfiques inattendus, lorsqu’elle est déployée à grande échelle au Sahara, où les conditions sont particulièrement favorables. Les efforts visant à construire de telles fermes éoliennes et solaires à grande échelle pour la production d’électricité, peuvent encore être confrontés à de nombreux défis technologiques (par exemple, transmission, efficacité), socioéconomiques (coûts, politiques) et environnementaux, mais cet objectif est devenu de plus en plus réalisable, concluent-ils.

Samir Malek

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