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Pourparlers entre la Fédération de chasse et la conservation des forêts de la wilaya.. Unifier la lutte contre le braconnage

A l’échelle de la Wilaya de Tizi-Ouzou, la couverture forestière s’étale sur 112.000 ha (dont 48 000 ha de forêts et 64 000 ha de maquis) cela représente 38% de la superficie totale de la Wilaya.

Des pourparlers d’une importance majeurs inscrits dans le but de combattre le braconnage et la protection de la faune, sont ouverts entre la Fédération de chasse de Tizi Ouzou et la Conservation des forêts de la wilaya afin de mettre en place un mécanisme adéquat dans cette optique ; un mécanisme qui passera par la création de brigades mixtes entre les services des forêts et la fédération de chasse, comme il a été inclus dans les entretiens entre les deux parties depuis ce mois de février. C’est ainsi la Fédération de chasse a fait savoir qu’une délégation conduite par son président M. Arezki Aider, a tenu, mardi 12 février dernier, une réunion de travail avec le conservateur des forêts de Tizi Ouzou M. Ould Mohamed Youcef au niveau du bureau de ce dernier. On a appris que parmi les points discutés, il a été mis, entre autres, l’accent sur la reprise des stages de formation pour l’obtention du permis de chasser, la remise des attestations d’habilitation pour les 91 lauréats de premier stage de formation dont l’examen final s’est déroulé en décembre dernier, ainsi que la création de brigades mixtes, entre les forestiers et la FCTO, pour lutter contre le braconnage.
Pour sa part, le conservateur des forêts de Tizi Ouzou M. Ould Mohamed a montré sa disponibilité et sa détermination à accompagner la fédération de chasse de Tizi Ouzou dans ses efforts dans la formation et la structuration des chasseurs ainsi que la protection, la préservation de l’environnement, et de la faune et la flore locale. A cette enseigne, notons que la Conservation des forêts est une direction de wilaya représentant le ministère de l’agriculture et du développement rural. Elle est créée par décret 95-333 du 25/10/1995. A l’échelle de la Wilaya de Tizi-Ouzou, la couverture forestière s’étale sur 112.000 ha (dont 48.000 ha de forêts et 64 000 ha de maquis) cela représente 38% de la superficie totale de la Wilaya. Une partie de ce patrimoine forestier se trouve intégré dans le parc national du Djurdjura qui s’étend sur une superficie de 18.000 ha dont 10.000 ha se trouvent dans le territoire de la wilaya de Tizi-Ouzou. Ce Parc fait partie du Patrimoine Mondial de la Biodiversité (Faune et Flore).
Par ailleurs, la Fédération de chasse qui a auparavant indiqué que le retard accumulé depuis le 02 décembre 2018 dans le cadre de l’octroi des attestations de stage pour le permis de chasser qui n’incombe nullement à ses services, a été l’un des points soulevés pendant la réunion de la semaine dernière. Elle a également précisé à ce contexte que la Direction générale des forêts (DGF) a suspendu temporairement l’organisation des nouvelles sessions de stage. C’est pourquoi, il est porté à l’attention des chasseurs que les nouvelles sessions pour l’obtention du permis de chasser seront organisées une fois que la conservation des forêts sera prête.

Faune en danger
Différentes espèces d’animaux et d’oiseaux sont aujourd’hui en voie de disparition et le braconnage constitue l’une des facteurs majeurs qui accélère cette disparition. Le braconnage est défini comme étant «l’action de pêcher ou chasser illégalement. L’illégalité réside soit dans l’espèce capturée, soit dans le lieu ou la date de la capture. Ainsi, pêcher sans permis ou chasser en dehors de la période autorisée est considéré comme du braconnage. On appelle braconniers les personnes qui se livrent à ce genre de méfaits». Ce phénomène met en péril beaucoup d’espèces à travers le monde. Il se pratique généralement au détriment de la gestion durable des ressources naturelles car hors comptage et pouvant être source de disparition rapide (locale ou totale) d’une espèce, notamment quand il vise une espèce vulnérable ou s’effectue là où quand elle est vulnérable (au nid, en migration, en période d’hibernation, en saison sèche autour des points d’eau – ou dedans–, ou dans la neige, ou quand il gèle, etc).
Le chardonneret en est la parfaite illustration des espèces d’oiseaux menacées par le braconnage. Pour mieux lutter contre ce phénomène, un arsenal juridique a été mien place. En vertu du décret exécutif n 12-235 du 24 mai 2012 relative à la préservation de certaines espèces animales non domestiques protégées, et en vertu de la loi n 04-07 de 14 août relative à la chasse et en application des nombreux articles existants, différents sanctions et peines sont infligées aux braconniers.
Le texte indique que quiconque chasse les espèces animales protégées ou les détient, les transporte, les colporte, les utilise, les vend ou les achète ou les met en vente ou les naturalise, détention, le transport et la commercialisation des espèces protégées est puni d’un emprisonnement d’un (02) à (06) mois et d’une amende de 10 000 à 100 000 dinars.
Khaled Haddag

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