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Préparation pour les JM et JAJ: Des athlètes privés de moyens

L’information est en train de faire le tour des réseaux sociaux, elle inquiète pour autant.

Des athlètes en pleine préparation dans la perspective des Jeux Méditerranéens de Tarragone où des Jeux Africains de la jeunesse d’Alger, sont en quête à des moyens pour clore leur prise en charge. Le coup d’envoi des jeux Méditerranéens sera donné du 22 juin au 1er juillet prochain et celui des Jeux Africains de la jeunesse un peu plus tard. Ces jeux dureront une dizaine de jours, issus du bassin Méditerranéen ou d’Afrique, ils vont se confronter. Beaucoup d’athlètes et de nations sont attendus. Mais faute de moyens, l’Algérie sera présente avec peu d’engouement.
De multiples athlètes n’ont malheureusement pas pu obtenir les moyens dont imposent ces compétitions. Certains payent de leurs poches la billetterie, comme c’est le cas de Mohamed Belbachir athlète en plein progrès, de Saber Boukemouche du 800 m, ou de Miloud Lareedj un autre spécialiste du 400 m, lesquels ont préféré acheté leur billets pour aller concourir dans différents meetings en France ou en Belgique, une manière de ne pas se laisser frustrer aux JM de ou aux JAJ. D’autres athlètes Algériens établis à l’étranger, sont privés de leurs bourses pouvant leur permettre d’accélérer le rythme de l’entraînement, ils s’adonnent au bricolage. Hormis le football, lequel continue de boiter, mais prend la part du lion, les autres disciplines ne font pas bon ménage en Algérie. Les moyens financiers et techniques manquent cruellement même si les fédérations se développent peu à peu, il n’en demeure pas moins qu’il reste encore beaucoup à faire au plan international. Peu d’athlètes peuvent, en effet, se payer des billets ou encore un matériel vendu à des sommes abordables, loin d’être le cas pour celles allant au-delà de 10 000 ou de 20 000 euros, ils préfèrent dans ce cas, remettre leurs équipements sportifs.

Où sont passés les sponsors ?

Où sont passés les fameux sponsors dont on disait qu’ils allaient développer notre sport, ces derniers ce sont tous versés sur le sport roi. A voir évoluer cette situation, les pouvoirs publics semblent peu disposés à s’intéresser à ces athlètes estimant qu’il ne s’agit souvent pas de leur priorité. Pourtant l’athlète souffre, autant pour son quotidien, autant lorsqu’il s’agit de son plan de charge. Face à ces carences, des fédérations demandent souvent au ministère de la jeunesse et des sports ou au Comité olympique de leur prêter main forte pour permettre à leurs athlètes d’avoir des chances de faire bonne figure à des compétitions de ce type.
Même un programme de développement a été mis en place avec des commissions nationales pour créer les outils nécessaires à leur progression et pour qu’ils puissent se maintenir au plus haut niveau, en vain… En conclusion, la méthode de prise en charge de nos athlètes appliquée aujourd’hui ne semble plus donner ses fruits, une culture pour les autres nations loin d’être le cas pour nous.
Elle ne pourra continuer de la sorte, elle impose une stratégie, pas celle opérée aujourd’hui avec des valses de responsables, comme ce fut le cas récemment de l’installation d’un directeur général des sports au MJS, puis évincé quelques jours plus tard.

Ahmed Chébaraka

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