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Prévalence du diabète en Algérie: La côte d’alerte !

«Le diabète concerne chaque famille». C’est le thème choisi par que le ministère de la santé, de la population et de la réforme hospitalière, pour célébrer la Journée Mondiale de la maladie, cette année.

En cette occasion, le Pr Youcef Terfani, Directeur chargé de la lutte contre les maladies chroniques au ministère de la Santé, a présenté, hier, les résultats de l’enquête nationale sur les facteurs de risque des maladies non-transmissibles, selon l’approche STEPwisse OMS/Algérie 2016-2017.
Ce dernier a présenté les résultats préliminaires de l’étude qui a touché les 48 wilayas, et qui a pris en compte 7.400 personnes âgées de 18 à 29 ans, sur lesquelles les principaux objectifs généraux de cette étude visaient à évaluer la tendance du poids de huit facteurs de risque parmi : tabac, alcool, nutrition, inactivité physique, obésité, pression sanguine élevée, hyperglycémie, et hyperlipidémie sur une décennie. D’après le Pr Terfani, «la prévalence du diabète en Algérie, l’enquête a démontré que 8.9% âgés de 18 à 29 ans sont touchés par le diabète. Car le taux des fumeurs en Algérie est passé de 15.3% en 2013 jusqu’à 16,5% en 2018. Le taux de consommation du tabac est estimé à 16.5% chez les personnes âgées entre 18 et 29 ans. Pour la consommation de l’alcool elle est de 2.4%».
Selon le même intervenant, la prévalence du diabète a été estimée à 8.9% en 2004 chez la population âgée de 25 à 64 ans. Chez la population âgée de 35 ans et plus, 1 diabétique sur 2 est méconnu. Cette prévalence passe à 14,4% en 2017, selon les statistiques du ministère de la santé.
Ajoutant que «le diabète de type 2 représente aujourd’hui un véritable problème de santé publique dans le monde. Car, selon la projection de l’OMS, le nombre de diabétiques de 220 millions, en 2010, passera à 3.801 millions en 2025. Cette progression inquiétante d’allure épidémique constitue un lourd fardeau, et engendre des besoins sans cesse croissants sur nos systèmes sociaux et de santé».

Le dépistage comme meilleur moyen

Rencontré hier, dans des stands d’une compagne de dépistage du diabète au niveau de la placette Kennedy à El BIAR à Alger, M. Sadak Aberkane, président d’une association des auxiliaires paramédicaux Algériens (SAMA), nous dira «Nous sommes là pour faire le dépistage du diabète, et la sensibilisation des citoyens dans le cadre de la journée mondiale du diabète». Dans ce cadre, ajoute-t-il, «une action pour l’approche de la population durant deux journées, à savoir le 13 et le 14 novembre, est organisée ici au centre d’El Biar, par une équipe pluridisciplinaire de l’hôpital de Birtraria d’El Biar. Quelques 500 personnes ont été déjà dépistées aujourd’hui, dont 5 cas de diabète ont été détectés pour l’instant, soit (à 14h20 d’hier, Ndlr) et 07 cas le mardi».
Il explique : «les citoyens commencent par être dépistés, dans cette tente équipée, en faisant le test de la glycémie capillaire, une prise de tension, le tour de taille. Ce dépistage est fait par un groupe de paramédicaux relevant de la société des auxiliaires paramédicaux Algériens SAMA. Ils sont assistés, bien sûr, par des médecins de l’hôpital de Birtraria». Il precise encore: «si le diabète est détecté chez une personne, elle sera automatiquement orientée vers la clinique mobile qui est de l’autre côté. Cette clinique est dotée de médecins spécialistes en diabétologie, cardiologie, ophtalmologie, et ceux de la médecine interne, et un bilan détaillé sera aussi fait à cette personne». Selon lui, des explications sont données dans des ateliers sur place, par des médecins diabétologues de l’hôpital de Birtraria, au profil des personnes diabétiques qui veulent savoir comment se comporter avec cette maladie chronique. «Nous avons des ateliers spécialisés dans la diététique, le pied diabétique et un autre sur les reins. Dans l’ensemble, on essaye de donner aux diabétiques des conseils pour mieux vivre avec son diabète». Questionné sur la situation actuelle des diabétiques en Algérie, M. Aberkane nous dira que «les malades se retrouvent face à de nombreux problèmes, tels que la cherté de vie, qui les empêchent de suivre un régime stricte. D’autres problèmes sont revendiqués aussi, comme la carte utilisée pour la lecture de la glycémie, et aussi le remboursement des stylos à insuline et le manques de bandelettes et autres».

Smail Mimouni

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