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Pseudo-implication de juges dans l’affaire des 701 kg de cocaïne saisis à Oran: Le syndicat des magistrats se défend

Jusqu’à preuve du contraire, on ne peut en aucun cas parler d’implication directe de juges dans l’affaire des 701 kg de cocaïne saisis au port d’Oran, se défend le Syndicat national des magistrats (SNM), qui dénonce des informations «infondées».
A en croire le syndicat que préside Djamel Aidouni, les informations relayées par certains médias sur une pseudo-implication de magistrats dans cette affaire qui n’a toujours pas livré ses secrets ont pour objectif de «faire dévier l’enquête dans une tentative orchestrée visant à attenter à la crédibilité de la justice et à ses institutions». Des institutions «conduites par des cadres intègres et compétents et qui ont su assumer, tout au long de leur carrière, leurs responsabilités dans l’application de la loi et veiller à la protection du citoyen et du pays», affirme le SNM dans un communiqué publié samedi en fin de journée. Pour le syndicat dont la réaction intervient au moment où plusieurs noms de juges sont cités pour avoir «aidé» différemment le principal accusé dans l’affaire, Kamel Chikhi, dit «Le Boucher», les mêmes informations sont «infondées» et cherchent à «attenter au corps des magistrats». Il y a quelques jours, des titres de la presse nationale et plusieurs sites d’information ont révélé qu’au moins 4 juges, dont deux travaillent à Alger et deux autres à Boumerdès, ainsi que de hauts fonctionnaires de l’Etat auraient été entendus par les enquêteurs en charge de l’affaire. Plus encore, ces personnes feraient l’objet d’interrogatoires poussés par les juges d’instruction du pôle pénal spécialisé du Tribunal d’Alger, avait-on indiqué de mêmes sources. Devant ces «révélations», le Syndicat national des magistrats a exprimé sa «stupéfaction» de ce qu’il a qualifié d’«allégations», précisant dans ce sens que l’enquête est «au tout début». Raison pour laquelle d’ailleurs le SNM souligne qu’il se réserve le «droit d’user de toutes les voies et moyens légaux contre ces agissements». Est-ce une menace contre les médias responsables de la publication des dites informations ? Ça en a tout l’air en tout cas, surtout que le syndicat de Djamel Aidouni parle de l’image du secteur de la justice en Algérie qui, selon lui, a été «ternie» devant l’opinion publique nationale et internationale. «Des actes incriminés par la loi et le code pénal», tient à préciser le syndicat dans son communiqué. A l’occasion, le SNM, dans l’objectif de briser ce qu’il considère comme «allégations», va jusqu’à rappeler la mobilisation des magistrats contre «toutes formes de corruption», appelé les différents médias, – une mise au point qui devrait viser en réalité des titres identifiés – à «faire montre de professionnalisme, de responsabilité et de respect de l’image et de la crédibilité des institutions et des cadres de l’Etat algérien, notamment le secteur de la justice en sa qualité particulière qu’est le respect des procédures judiciaires, à leur tête le secret de l’enquête». Et de les inviter enfin à «contribuer à moraliser et promouvoir le journalisme à travers les enquêtes, la vérification des informations à l’abri de toute diffamation ou injure contre les personnes».

Amine Berkane

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