Home / L'edito / Que de scénarios…

Que de scénarios…

Presque un mois depuis le début de la fronde populaire contre le 5e mandat, le statu quo demeure seul maître des lieux. Rejet de la prorogation du 4e mandat, rupture radicale avec le système, période de transition, changement sans impunité, mise en place d’un conseil des sages et d’une présidence collégiale… sont autant de propositions pour une sortie de crise. Au moment où, du côté des partis de l’Alliance, c’est le silence radio, l’opposition et la rue continuent de se regarder en chiens de faïence. En perte de crédibilité en raison de leur compromission avec le système en place, ils n’arrivent pas à convaincre la rue du bien-fondé de leurs démarches. Ainsi le «clan» Djaballah qui, tout en tentant vainement d’aboutir à un consensus autour d’une plateforme politique, continue à s’en remettre à la rue, «seul arbitre» de la crise. Sur les plateaux des chaînes de télévision, c’est la cacophonie, au point où tout le monde se pose comme porte-parole de la rue. Il suffit que des figures de la société civile soient mises sur «orbite» sur les réseaux sociaux que ces dernières prennent leurs désirs pour des réalités. Comme la nature à horreur du vide, il est clair que l’incapacité du duo Bedoui-Lamamra de mettre en place un gouvernement de compétences rend la situation encore plus préoccupante. Parallèlement à tout cet imbroglio, il y a le discours tantôt fataliste et tantôt pessimiste de certains responsables qui, en faisant une comparaison entre l’Algérie, la Syrie et l’Irak, sont littéralement coupés de la réalité. Cependant, un seul discours, cohérent et fédérateur, demeure celui de l’institution militaire. Digne héritière de l’Armée de libération nationale, l’ANP rassure le peuple «duquel elle est issue» qu’elle continuera à assurer sa mission constitutionnelle, celle de se dresser en rempart contre toute menace contre le peuple et la souveraineté nationale.
A. L.

About Letemps

Check Also

Presse indépendante, dites-vous ?

Me Ali Yahia Abdennour disait un jour : «Quand je défends les droits de l’Homme, …