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Réactions sur l’application de l’article 102.. Des personnalités s’expriment

Plusieurs personnalités ont réagi à l’appel du général de corps d’armée, Ahmed Gaid Salah, quant à l’application de l’Article 102 de la Constitution. La position annoncée par le général de corps d’armée, Ahmed Gaid Salah, «constitue une réponse à la demande du peuple», a estimé Amar Saâdani, ancien secrétaire général du FLN. Pour Saâdani, cette décision est «conforme à la Constitution, et permet d’éviter au pays d’entrer dans une période de vide constitutionnel», a-t-il ajouté. Et de poursuivre que «c’est une décision constitutionnelle et non un coup d’État», affirmant que «les dispositions réglementaires seront intégralement appliquées». Cette décision «permet d’éviter le vide constitutionnel.
Si le président poursuit son mandat jusqu’au 28 avril, nous entrerons dans une période de vide constitutionnel», a-t-il insisté. De cette manière, «l’armée a protégé la Constitution et préservé les institutions de l’État pour éviter leur effondrement», a ajouté l’ancien chef du FLN. Pour sa part, l’avocat Farouk Ksentini a affirmé que «le Conseil constitutionnel doit répondre à la demande du général Ahmed Gaid Salah» d’appliquer l’article 102 de la Constitution, qui prévoit la destitution du chef de l’État. Selon lui, cet appel «est maintenant» un devoir du Conseil constitutionnel, qui «va sans doute se réunir pour appliquer l’article 102 de la Constitution», a-t-il affirmé. De son côté, le SG de L’UGTA, Abdelmadjid Sidi Said, a apporté hier son soutien à la déclaration du général Gaid Salah. «L’UGTA salue et prend acte de l’appel du chef d’état-major de l’ANP, qui constitue le cadre légal à même de surmonter la crise politique à laquelle est aujourd’hui confronté notre pays», affirme Sidi Said dans un communiqué.
De son côté, l’ancien diplomate et ex- ministre, Abdelaziz Rehabi, a estimé que «l’application de l’article 102 relève de la prise de la souveraineté populaire». Par un post sur sa page Facebook, Rahabi a ajouté que la démarche ne présente aucune garantie de transition démocratique consensuelle, graduelle et apaisée, qui donnera le temps au peuple algerien de s’organiser pour devenir acteur de son destin. Il précise aussi qu’organiser des élections dans les conditions présentes est «une aventure politique, porteuse de sérieuses menaces à la stabilité du pays». La stabilité, affirme-t-il encore, ne peut être garantie que par un Etat de droit, issu d’élections démocratiques.
Pour l’avocat Mustapha Bouchachi, «l’application de l’article 102 de la Constitution est un piège qui ne veut que maintenir le même pouvoir en place». Son application veut dire que les élections seront organisées par le même gouvernement, et l’opposition ne demande pas l’application de ce même article. Le même avocat a réclamé par la suite la mise en place d’une période de transition.
Smail Mimouni

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