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Rejet de l’ingérence extérieure et lutte contre le terrorisme

Les trois ministres ont dénoncé les flux continus des armes en Libye de la part des parties régionales et autres, en contradiction flagrante des décisions du Conseil de sécurité. Ces flux des armes «ravivent le conflit» dans ce pays et «renforcent la souffrance du peuple libyen», ont-ils déploré. Les ministres ont exprimé aussi leur «profonde préoccupation des flux des terroristes étrangers en Libye». Depuis le lancement début avril d’une offensive de Khalifa Haftar pour s’emparer de Tripoli, plusieurs arrivées d’armes ont été signalées au profit des camps rivaux, dont les forces loyales au Gouvernement d’union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, reconnu par la communauté internationale, en dépit de l’embargo sur les armes décrété par l’ONU. Le troisième point de la déclaration manifeste clairement le rejet total de toute ingérence extérieure dans les affaires intérieures de la Libye, «une ingérence qui ne fera qu’aggraver, de pire en pire, la situation dans ce pays». Les trois responsables ont fermement dénoncé ce qu’ils qualifient de «flot continu» d’armes en Libye émanant de parties régionales et autres, en violation flagrante des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, alimentant ainsi le conflit et les souffrances de la population libyenne, lui demandant (Conseil de sécurité) d’assumer ses responsabilités en matière de violations documentées des embargos sur les armes imposés à la Libye. Les ministres ont réaffirmé leur attachement à l’unité, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Libye et à la nécessité d’unir toutes les institutions nationales libyennes et de les réhabiliter afin qu’elles puissent assumer pleinement leur responsabilité d’exprimer la volonté populaire, de représenter toutes les composantes du peuple libyen et de s’acquitter de ses obligations nationales. Le GNA exige le retrait des agresseurs de Tripoli vers leurs positions initiales, dans le sud et l’est du pays, alors que Haftar affirme de son côté combattre des «terroristes» et refuse lui aussi de faire marche arrière, synonyme d’échec pour lui et ses alliés. Depuis la chute en 2011 de l’ex-président Maâmar El Gueddafi, la Libye est plongée dans le chaos avec de nombreuses milices qui font la loi et une lutte de pouvoir depuis 2016 entre le GNA et M. Haftar, chef d’une Armée nationale libyenne (ALN) et le gouvernement de concorde nationale.

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