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Relance du processus de paix en Libye: L’émissaire de l’ONU à Alger

Le Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, chef de la mission d’appui des nations unies en Libye, Ghassan Salamé, poursuit ses efforts pour le règlement de la crise, malgré le climat hostile qui règne dans le pays depuis huit ans.
Il sera aujourd’hui et demain à Alger afin d’évoquer «les évolutions intervenues en Libye sur le plan politique et sécuritaire ainsi que sur la mise en œuvre des mesures arrêtées dans le cadre du Plan d’action de l’ONU pour le règlement de la crise libyenne». «Dans le cadre de la concertation permanente entre l’Algérie et les Nations unies sur la situation en Libye, M. Ghassan Salamé, Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, Chef de la Mission d’Appui de l’ONU en Libye, effectuera une visite de travail en Algérie les 7 et 8 janvier 2019», a annoncé, hier, le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Au cours de cette visite, Ghassan Salamé sera reçu par le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel. La visite de l’envoyé spécial de l’ONU en Algérie intervient dans un contexte sécuritaire et politique délétère en Libye, où les attentats terroristes se sont multipliés ces derniers temps. La mission de Ghassan Salami est d’autant plus difficile que plusieurs conférences internationales n’ont pu aboutir à une résolution politique de la crise. Le retour annoncé de Seif Al-Islam Kadhafi, fils du dictateur déchu Mouamar Kadhafi, et sa probable participation à l’élection présidentielle, ne sont pas pour arranger la situation. Le mois de mai 2018, une conférence internationale à laquelle avaient participé les différentes parties influentes en Libye a eu lieu à Paris. L’accord conclu prévoyait l’organisation d’élections en décembre dernier. Mais les conditions désastreuses dans le pays ont empêché l’aboutissement d’un tel processus. Une autre conférence a eu lieu en novembre dernier à Palerme (Italie) mais sans résultat. Malgré tous ces échecs, la communauté internationale veut organiser des élections avant la mi-2019.
Ghassan Salamé a présenté, fin décembre, la nouvelle feuille de route qui prévoit une conférence nationale de consensus en Libye en début d’année pour définir les modalités précises de ce scrutin ouvrant un processus électoral dès le printemps. Le référendum sur une nouvelle Constitution pourra se tenir en février 2019 si les conditions de sécurité sont réunies. C’est dans cet objectif qu’intervient la visite de l’envoyé spécial de l’ONU à Alger. Il veut baliser le terrain pour l’exécution de son plan. L’Algérie, dont les positions sont connues, a toujours plaidé pour une résolution politique du conflit à travers un consensus inclusif entre tous les acteurs libyens. Lors de la conférence de Palerme, le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a déclaré que l’ingérence étrangère dans la crise libyenne est l’une des raisons principales de la pérennisation du conflit dans ce pays. Il a également appelé les différents acteurs au respect de l’intégrité territoriale de la Libye et à l’engagement de tous dans le processus de l’ONU. M. Ouyahia a affirmé que la solution à la crise de la Libye «doit émaner des acteurs libyens qui doivent s’approprier eux-mêmes le processus politique dans leur pays», expliquant que cela «nécessite l’arrêt des interventions étrangères».

Karim Aimeur

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