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Rencontre régionale sur la micro-entreprise à Bouira: Les jeunes entrepreneurs réclament leur part de marchés

La micro-entreprise en Algérie est en difficulté. La majorité des jeunes qui se sont lancés dans des projets financés à coups de milliards par les dispositifs d’aide à l’emploi, Cnac, Ansej, Angem, sont dans l’impasse. De simples jeunes chômeurs, ils croulent aujourd’hui sous les dettes. Pour tenter de désamorcer cette crise, la fédération nationale des jeunes entrepreneurs (Fnje) a organisé hier une rencontre régionale à la maison de la culture Ali Zaâmoum de Bouira sous le thème «La micro-entreprise, un outil du développement local». Une quinzaine de wilayas y ont été invitées. Pour la présidente du bureau de la Fnje de Bouira, Mme Damou, la micro-entreprise doit être intégrée dans l’économie nationale. Mais avant cela, il faudra que les pouvoirs publics apportent leur soutien à ces entités économiques qui tardent à décoller. «Il y a des entreprises qui sont en difficulté, elles doivent être accompagnées pour avancer», a-t-elle déclaré. La représentante locale du Fnje estime que les banques qui ont financé les projets Ansej, Cnac doivent faire preuve d’imagination et trouver d’autres solutions en faveur des entreprises en difficulté au lieu d’opter pour la solution extrême qui est la saisie du matériel. Abdelaziz Hanane, responsable du bureau de la fédération nationale des jeunes entrepreneurs (Fnje) de Skikda, estime pour sa part que la micro-entreprise a atteint le fond. «La micro-entreprise est arrivée à un point où il y a beaucoup de problèmes. Aujourd’hui nous sommes en train d’exposer nos différents problèmes aux autorités pour tenter trouver des solutions et une sortie de crise qui arrange tout le monde», souligne-t-elle. Le seul problème auquel fait allusion la micro-entreprise, c’est le manque de travail, affirme notre interlocutrice. Les grandes entreprises raflent tous les marchés. Les décisions du gouvernement portant attribution d’un quota de 20% des marchés publics aux entreprises créées dans le cadre des dispositifs d’aide à l’emploi ont été bafouées par l’administration. Des jeunes entrepreneurs affirment qu’il y a des présidents d’APC qui ignorent tout de la part des 20% des marchés publics. «Le premier problème que rencontre une micro-entreprise, c’est le manque de travail. De tous les projets qui se réalisent un peu partout en Algérie, les entreprises qui ont été créées dans le cadre des dispositifs Ansej, Cnac, n’en ont pas bénéficié. Pourtant, toutes les décisions sont en faveur de ces entreprises. La mise en application des décisions du gouvernement fait défaut», affirme Hanane Abdelaziz. «Quand on ne travaille pas, on ne peut pas rembourser nos crédits. Nous demandons à ce que les pouvoirs publics nous aident à avoir des plans de charge. La saisie du matériel pour les entreprises qui ne remboursent pas n’arrange ni les pouvoirs publics ni le jeune entrepreneur», ajoute-t-elle. Pour ce qui est de la saisie du matériel pour les entreprises qui peinent à rembourser le crédit, un membre de la Fnje a déclaré que plusieurs dépassements ont été constatés. «C’est un problème que nous voulons régler de manière sereine et légale. C’est la raison pour laquelle nous avons organisé cette rencontre régionale», dit-il. Il faut souligner que des dizaines de jeunes entrepreneurs ont demandé un effacement total de leur crédit. Des mouvements de protestation ont eu lieu dans plusieurs régions du pays.

Ali Cherarak

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