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Reprise des prix du pétrole: Mekidèche appelle à la prudence

La hausse des prix de l’or noir ne doit pas être vue comme une alternative pour la crise économique que vit le pays depuis 2014. C’est l’avis de Mustapha Mekidèche, vice-président du Conseil national économique et social (CNES) qui s’est exprimé, hier, sur les conséquences de la hausse des prix du pétrole ayant franchi le week-end les 70 dollars le baril. «Il faut garder la tête froide en constatant les prix du pétrole franchir les 70 dollars. Ce prix ne renvoie qu’aux éléments de la conjoncture mondiale à savoir la période hivernale où la demande augmente, les menaces géopolitiques en Iran et en Corée du nord et autres facteurs», a estimé l’économiste lors de son passage, hier, dans l’émission ,L’invité de la rédaction de la radio Chaine 3 de la Radio algérienne. Pour cela, ajoute le vice-président du CNES, «il ne faut pas oublier les réformes envisagées en période de crise, en disant que les prix du pétrole vont tout régler maintenant». Depuis juin 2014, l’Algérie, à l’instar de plusieurs pays pétroliers est rentrée dans une crise suite à la chute des prix du pétrole. La solution était de trouver d’autres moteurs de croissance, à savoir la diversification de l’économie et le développement du secteur privé. Sur ce point, le vice-président du CNES invite les autorités à poursuivre cette politique envisagée pour l’après pétrole. Par ailleurs, il a évoqué la transition énergétique qui doit, selon lui, s’appuyer sur le renforcement des capacités de production et la rationalisation de la consommation. «En dépit de l’importance de sa production en hydrocarbures, l’Algérie dépend toujours de l’importation des carburants. On importe plus de deux milliards de dollars en carburants par an, c’est l’équivalent de nos exportations en hors hydrocarbures qui est consacré à importer des hydrocarbures», a-t-il rappelé. Pour lui, c’est un paradoxe pour définir le contenu de la transition énergétique pour réaliser la sécurité énergétique du pays. M. Mekidèche a avancé que la transition énergétique envisagée par les pouvoirs publics doit s’appuyer sur trois piliers fondamentaux pour aboutir à des résultats probants. En plus de la nécessité d’«élargir les réserves d’hydrocarbures conventionnels et non conventionnels», et de concrétiser les investissements dans les énergies renouvelables, M. Mekidèche insiste sur l’urgence de renforcer la politique de rationalisation de la consommation énergétique locale. A en croire ses estimations, «les besoins énergétiques de Algérie seront de deux tonnes équivalent en pétrole par habitant en 2018», alors qu’ils étaient de 1,36 tonne en 2014. «Une consommation non rationnelle», regrette-t-il, en citant l’exemple du bâti qui n’a toujours pas intégré la «sobriété énergétique».

Smail Mimouni

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