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Restitition des cranes, des archives et reconnaissance des crimes coloniaux: Zitouni réitère l’intransigeance de l’Algérie

Le ministre des Moudjahidine a réitéré l’engagement de l’Algérie à préserver sa mémoire historique, par la récupération de ses dossiers «très fragiles» que détient la France à ce jour, notamment la récupération des crânes des Chouhada, l’archive nationale, l’indemnisation des victimes des essais nucléaires de Reggane dans le Sud du pays, et les disparus durant la guerre de Libération nationale. «L’Algérie est bien déterminée et ne fera jamais marche arrière, sur les questions liées à la préservation de sa mémoire historique», a annoncé Tayeb Zitouni, lors de sa visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Le ministre a émis le vœu à ce que la concrétisation de ces quatre dossiers voit le jour, et que la France assume toute sa responsabilité historique devant l’Algérie et le monde entier. En marge de cette visite de travail, M. Zitouni a annoncé que les dossiers relatifs à la récupération des crânes des martyrs et l’archive nationale avancent d’une manière appréciable. D’ailleurs, il a annoncé que l’Algérie a entamé la dernière phase relative aux méthodes de récupération de ces crânes. Ainsi, il a indiqué qu’une commission technique, composée de chercheurs et d’historiens, s’est rendue en France pour déterminer l’identité des 31 crânes. «L’opération est très lente, puisque le dossier est très sensible et d’autant plus que ces crânes existent depuis un siècle et demi». Concernant le dossier de la récupération des archives, l’hôte de la capitale du Djurdjura a indiqué que la France détient 475 archives algériennes. A ce titre, il a émis le vœu à ce que les responsables français, à leur tête le président Emmanuel Macron, qui a plaidé pour la remise des copies de ces archives en premier lieu, et par la suite de remettre aux Algériens les copies originales de leurs archives, tiennent à activer cette opération. «Certes que l’opération est complexe et très sensible et nécessite la patience, mais je rassure que l’Algérie est ferme dans sa position pour obtenir gain de cause et préserver sa mémoire ».

La demeure de Krim devient musée

En outre, le ministre des Moudjahidine a affirmé qu’un travail de concertation, a été établi avec les institutions culturelles et historiques, en vue de transmettre l’histoire de l’Algérie aux futures générations et ce, conformément aux articles de la Constitution qui régissent l’obligation de la préservation de la mémoire, et sa transmission aux générations afin de promouvoir l’histoire de nos aïeux. Pour cela, et à l’occasion de la célébration de Yennayer 2969, Tayeb Zitouni, qui était accompagné du wali, Abdelhakim Chater, et d’une forte délégation de son département ministériel, s’est rendu au niveau de la maison familiale du lion du Djurdjura, Krim Belkacem, sise à Tizra Aïssa, dans la localité de Aït Yahia Moussa, où il a instruit à ce que la demeure de ce héro soit une annexe du Musée régional du Moudjahid de Tizi-Ouzou, et l’attribution d’une enveloppe budgétaire pour la réhabilitation de cette maison qui a enfanté cet homme valeureux. Une décision qui a été annoncée en présence de la fille de krim Belkacem. «Je suis très satisfait de visiter la maison du héro de la guerre de Libération national, Krim Belkacem», a-t-il indiqué. Par la suite, il s’est rendu au niveau de la demeure de Abane Ramdane, sise à Azouza, dans la commune de Larbâa-N’ath-Irathen, où il a été interpellé par la famille du Chahid pour la baptisation du stade de 50.000 places couvertes qui est en cours de réalisation, qui portera le nom de «Abane Ramdane». S’agissant de l’état d’avancement du dossier de la reconnaissance des 150 martyrs de la wilaya de Tizi-Ouzou, le ministre de Moudjahidine a affirmé que la question de la reconnaissance ne relève pas des prérogatives de son département ministériel, qui a rôle administratif technique, mais plutôt de l’Organisation nationale des Moudjahidine, qui s’est occupée de ce volet. «Après la suspension de la commission de suivi de ce dossier en 2002, c’est l’Organisation nationale des moudjahidine qui a pris en main les dossiers suspendus. Je dirais que tous les dossiers qui ont été étudiés par cette organisation ont été dégelés en 2017». Il reste, conclut-il, certains dossiers qui nécessitent des enquêtes supplémentaires.

Z.C. Hamri

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