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Réunion du Groupe africain de l’UIM à Alger en 2018: La corruption au menu

L’Algérie abritera, durant le premier semestre de l’année 2018, une réunion du Groupe africain de l’Union internationale des magistrats (UIM), qui s’articulera autour de la corruption dans l’appareil judiciaire et l’indépendance de la magistrature conformément au recueil des obligations déontologiques des magistrats, récemment approuvé, a indiqué hier le président du syndicat national des magistrats (SNM), Aïdouni Djamel dans un communiqué. Intervenant à l’ouverture de la session ordinaire du Conseil national du SNM, Aïdouni a annoncé que la réunion du groupe africain de l’Union internationale des magistrats aura lieu en Algérie durant le printemps 2018 et que le Maroc abritera, la même année, le 61e congrès de l’UIM. Précisant que ces deux rencontres seront principalement axées sur l’indépendance de la magistrature et la corruption dans l’appareil judiciaire, il a ajouté que les deux thèmes sont au cœur du recueil des obligations déontologiques des magistrats, approuvé par l’UIM lors de son dernier congrès ) Santiago (Chili) et adressé à l’ONU, «pour être à l’avenir obligatoire à tous les pays membres». Concernant l’Algérie, M. Aïdouni a rappelé que la magistrature «est une autorité indépendante qui exerce ses missions dans le cadre de la loi et prononce les jugements au nom du peuple algérien», à la lumière des garanties de protection des droits et libertés et des principes et objectifs des réformes initiées par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika concrétisées à travers une profonde révision du secteur de la Justice. Les nouvelles dispositions de la Constitution amendée en 2016 s’inscrivent dans le cadre de consacrer cet objectif partant du principe que «l’indépendance de la magistrature et du magistrat sont deux notions et complémentaires qui ne sauraient être concrétisées qu’à travers l’application des lois consolidant l’autorité judiciaire». Evoquant les principales réalisations de la réforme de la Justice à l’instar de la constitutionnalisation du principe de justice à deux niveaux dans le domaine pénal et les mesures visant à faciliter l’accès du citoyen à la justice. S’agissant du SNM, M. Aïdouni a soutenu qu’il «continuera à défendre l’indépendance de l’autorité judiciaire et à soulever les revendications socioprofessionnelles», annonçant un accord portant création de la mutuelle des personnels relevant du ministère de la Justice.

APS

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