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Réunion du Groupe international de soutien au Liban: Macron met en garde contre l’ingérence

Le président français, Emmanuel Macron et le Premier ministre libanais, Saad Hariri ont rappelé, hier, à Paris l’importance de la stabilité du Liban pour la région.

L’hôte de l’Élysée a mis en garde contre toute ingérence dans les affaires du pays. Les acteurs régionaux doivent “respecter le principe de non-ingérence”, a affirmé, vendredi 8 décembre à Paris, Emmanuel Macron lors de la conférence de presse d’ouverture de la réunion du Groupe international de soutien au Liban (GISL). Composé des États-Unis, de la Russie, de la Chine, de la Grande-Bretagne, et de la France, tous membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, le groupe a annoncé cette réunion après la crise provoquée par la démission surprise le 4 novembre du Premier ministre libanais Saad Hariri, qui a depuis décidé de reprendre son poste. “Pour remettre le pays en ordre de marche”, deux objectifs ont été rappelés, à commencer par la tenue d’élections législatives prévues en mai 2018. Sur ce point, Saad Hariri s’est engagé à poursuivre la réforme des institutions. Puis, il a aussi promis de reprendre son programme “pour la stabilité et la sécurité interne du Liban afin de répondre aux besoins de nos citoyens tout en faisant face à la crise des déplacés syriens”. Principe de “dissociation des conflits régionaux”. “La stabilité du Liban est un petit miracle au vu des conflits de la région”, a poursuivi Saad Hariri, qui a souligné les sacrifices de l’armée libanaise pour contenir la menace terroriste. Le pays est “un modèle pour la région et si je puis dire pour le monde”, a-t-il ajouté avant de revenir formellement sur sa décision mardi à la faveur d’un accord de gouvernement avec le Hezbollah chiite, soutenu par Téhéran, sur le principe de “dissociation des conflits régionaux”. Sur ce point, le locataire de l’Élysée a appelé un appel “au calme et à la responsabilité de tous” pour assurer la paix dans la région, 48 heures après l’annonce de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme comme capitale d’Israël. “Cela va compliquer le processus de paix et ajouter un défi supplémentaire à la stabilité de la région”, a estimé Saad Hariri alors qu’Emmanuel Macron a tenu à rappeler qu'”aucun des problèmes ne sera réglé par des décisions unilatérales, par la loi du plus fort, par l’humiliation de l’autre”. L’autre défi pour le pays concerne la situation économique et sociale impactée par la crise syrienne, a ajouté Saad Hariri. Le Pays du Cèdre accueille 1,5 millions de déplacés. Cette relance de l’économie “ne peut se faire sans votre soutien et celui des amis du Liban”, a-t-il argué en espérant qu’une aide sera débloquée lors de la conférence sur les investissements au Liban.

RI et agences

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