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Riyad accusée par le Washington Post

Disparition du journaliste opposant

Erdogan, le président turc, a appelé l’Arabie saoudite à prouver que Jamal Khashoggi, disparu depuis une semaine, était sorti du consulat saoudien à Istanbul.

En réponse, les autorités du Royaume ont finalement accepté que le bâtiment soit fouillé. Une semaine après la disparition du journaliste saoudien, Jamal Khashoggi, en Turquie, le mystère reste complet. Le journaliste, un critique du pouvoir de Riyad, désormais installé aux États-Unis, et qui écrivait, notamment pour le Washington Post, est toujours disparu, après qu’il ait été au consulat d’Arabie saoudite pour une transaction administrative. Des responsables turcs ont, quant à eux, affirmé que, selon les premiers éléments de l’enquête, Jamal Khashoggi a été assassiné à l’intérieur du consulat. La police de la Turquie, citée par des médias, a dit que l’opération avait été menée par un groupe composé de 15 personnes, arrivées à Istanbul à bord de deux avions, le même jour. «Les allées et venues à l’aéroport sont en train d’être examinées. Il y a des gens qui sont venus d’Arabie saoudite. Le parquet est en train d’examiner cette question», a promis le président turc, Recep Tayyip Erdogan. Le chef d’État turc semble accentuer la pression sur Riyad. «Les responsables du consulat ne peuvent pas s’en tirer en disant qu’il a quitté le consulat, les autorités compétentes doivent le prouver», a dit Recep Tayyip Erdogan, lors d’une visite à Budapest. «S’il en est parti, vous devez le prouver avec des images», a-t-il ajouté. Ce mardi, l’Arabie saoudite a finalement donné son feu vert pour une fouille de son consulat à Istanbul, par les services de sécurité turcs. «Les autorités saoudiennes ont fait savoir qu’elles étaient prêtes à coopérer, et qu’une fouille pourrait avoir lieu au consulat», a indiqué le ministère turc des Affaires étrangères. Le président américain dit être préoccupé par la disparition du journaliste opposant saoudien. Le Washington Post, pour qui travaillait le journaliste opposant saoudien, a également appelé le Congrès, qui doit, dans un premier temps, suspendre toute coopération militaire avec le royaume. L’Arabie saoudite, qui mène une politique hostile dans la région, est en colère contre la Turquie, parce ’que ce pays a choisi le Qatar dans la crise politique opposant Doha à l’Arabie saoudite, l’Egypte, le Bahrein et les Emirats arabes. L’Arabie saoudite est contre la Turquie, pour sa coopération avec l’Iran et la Russie sur la Syrie. Téhéran, Moscou et Ankara ont conclu un accord, pour tenter la réconciliation entre le gouvernement de Damas et les rebelles. L’Arabie saoudite est accusée de soutien aux terroristes, et ne souhaiterait pas la paix dans la région, disent nombre de pays. La Turquie est contre les sanctions américaines contre l’Iran, tandis que l’Arabie saoudite mène une politique hostile à Téhéran. Il y a quelques jours, l’ancien secrétaire d’Etat américain a dit qu’Israël, L’Egypte de Hosni Moubarak et l’Arabie saoudite, ont prié Obama de frapper l’Iran.

Mounir Abi

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