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Secteur agricole à Bordj Bou Arreridj: L’irrigation, le maillon faible

Le ministre de l’agriculture a effectué hier, une visite de travail dans la wilaya de Bordj Bou Arreridj.

Il s’est rendu dans les villages éprouvés par la décennie noire de la daïra de Mansourah, et plus particulièrement ceux de la commune de Harraza. Cette commune très boisée recommence à vivre, avec des projets de renouvellement agricole, qui comprennent des ouvertures de pistes, des plantations d’arbres, des mobilisations hydriques et même des habitations rurales. M. Bouazgui a donné instruction aux responsables locaux du secteur, pour octroyer des parcelles de terrain aux jeunes habitants de ce périmètre, pour les aider à les mettre en valeur. La loi n’interdit pas cette activité, a rappelé le ministre, qui a demandé à ces jeunes de se regrouper en coopératives, afin de faciliter le contact avec ces responsables. Il leur a promis un soutien en matière de forages dont ils ont besoin. M. Bouazgui, qui n’a pas apprécié les résultats réalisés par la wilaya dans le domaine agricole, a insisté sur la nécessité de fournir aux agriculteurs la technicité utile pour améliorer le rendement des terres. Il a souligné que l’Etat, qui a accordé 800 milliards à la wilaya, à travers tous les programmes, a mobilisé le soutien financier qu’il faut. Le membre du gouvernement, qui a visité plusieurs exploitations et même des élevages, a accordé une attention particulière à l’irrigation, qui reste le maillon faible de la chaîne agricole. C’est vrai que la wilaya est faible en matière de ressources hydriques. Mais rien n’empêche que ces ressources destinées au secteur soient optimisés, et surtout bien gérées, a déclaré M. Bouazgui, qui a regretté que beaucoup d’agriculteurs recourent aux méthodes archaïques d’irrigation. «Les moyens modernes existent. Autant les utiliser», a-t-il affirmé. «Si on veut que l’agriculture dans la wilaya donne les résultats attendus, il est important d’accompagner les agriculteurs, pas seulement par la sensibilisation, mais aussi par le soutien matériel et la prise en charge de leurs contraintes dans les temps impartis. Une récolte n’attend pas», a-t-il rappelé. Enfin, M. Abdelkader Bouazgui a loué les vertus de la politique de réconciliation nationale prônée par le Président de la République. Celle-ci a permis à des localités, jadis désertées à cause du terrorisme, d’être repeuplées une fois la sécurité et la stabilité revenues.

H. N.

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