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Sécurité alimentaire en Afrique: Importante rencontre aujourd’hui à Oran

«Sécurité Alimentaire en Afrique et Développement durable», telle est la thématique principale du 18e Congrès de l’Association Africaine pour la fixation biologique de l’Azote qui se tiendra à Oran, du 22 au 24 avril 2018.
Cette rencontre organisée, sous le haut patronage de Monsieur le Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, par le laboratoire de recherche «LBRAP» de l’Université Oran1 Ahmed Ben Bella offrira une interface d’échanges (tables rondes, ateliers, entretiens) entre différents acteurs (chercheurs permanents, doctorants, partenaires socio-économiques …) impliqués dans l’utilisation des symbioses végétales et la gestion des écosystèmes pour un développement durable tout en assurant une sécurité alimentaire d’une population dont le nombre ne cesse d’augmenter “, expliquent les organisateurs dans un communiqué parvnu à notre rédaction. Cette rencontre permettra d’autre part, selon la même source, «de faire le point sur les activités et les projections des collaborateurs nationaux et internationaux en matière de formation supérieure et de recherche sur la production et les applications biotechnologiques des systèmes biologiques fixateurs d’azote».
Dans ce contexte, précisent les organisateurs, «les chercheurs venant de plusieurs pays d’Afrique et de l’Europe s’attèleront à trouver la meilleure façon pour faire évoluer le management des systèmes de production agricole vers des pratiques durables, intégrant mieux les processus écologiques et favorisant à la fois une production de qualité et le maintien de la productivité des sols sur le long terme “. Cela implique notamment de développer et d’encourager la culture des légumineuses en générale et les fixateurs d’azote en particulier. «Grâce à leurs associations symbiotiques avec des micro-organismes rhizosphériques (champignons mycorhizogènes, rhizobia et PGPR), très abondants dans les sols et utiles à l’agriculture. Leur utilisation en production végétale permet à la fois une réduction considérable d’engrais et de pesticides, aujourd’hui notoirement reconnus comme polluants, onéreux et destructeurs de l’environnement et des ressources naturelles (pollutions des sols, des nappes phréatiques, des cours d’eau, etc…) mais aussi un renforcement de la stabilité des sols notamment via les réseaux d’hyphes que les mycorhizes forment dans le sol», détaillent les rédacteurs du communiqué. La recherche de ces micro-organismes et leurs applications biotechnologiques sous forme de bio-intrants «représente un créneau certain de développement de brevets d’innovation à valeur ajoutée pour une agriculture durable respectueuse de l’environnement et la gestion des écosystèmes en Afrique», conclut le communiqué.

R. E.

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