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Sécurité énergétique, hydrique et alimentaire: Une garantie pour la croissance économique

Les travaux du 1er Congrès international sur les énergies renouvelables, la sécurité énergétique et alimentaire ont débuté hier au niveau du Centre International des Conférences (CIC) à Alger, sous le thème «Les piliers dans le cadre d’un développement national durable».

Cette première conférence est une opportunité pour rappeler l’interdépendance entre ces trois défis majeurs et leur impact sur la croissance économique et le développement du pays. «L’Algérie doit relever les défis de la sécurité dans les domaines énergétique, alimentaire et hydrique, vu leur impact sur la croissance économique et le développement du pays», a indiqué le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, ajoutant que pour la sécurité énergétique, son secteur s’attelait à l’élargissement de la base des réserves de pétrole et de gaz à travers l’intensification des efforts d’exploration du domaine minier national, qui demeure sous-exploité. Plusieurs hauts responsables étaient présents à cet événement entre autres, les ministres des Finances, Abderrahmane Raouya, de l’Environnement et des énergies renouvelables, Fatma Zohra Zerouati, de l’Industrie et des mines, Youcef Yousfi, et de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Tahar Hadjar, ainsi que de responsables d’organismes énergétiques et d’experts nationaux et internationaux. M. Guitouni est revenu sur les perspectives dont dispose l’Algérie en matière de ressources énergétiques. «L’Algérie dispose de ressources conventionnelles d’hydrocarbures d’un niveau appréciables dont une partie seulement a été traduite en réserves prouvées récupérables», a-t-il relevé.
Toutes ces ressources, selon lui, vont contribuer à la sécurité énergétique et leur mobilisation contribuera à la diversification du mix énergétique avec des effets positifs en matière de protection de l’environnement, dont la réduction de la pollution et des émissions de gaz à effet de serre. Il a aussi souligné que «l’objectif du secteur est d’assurer une exploitation optimale des réserves prouvées par l’augmentation du taux de récupération des gisements afin d’en accroître la production et/ou d’allonger leur durée de vie». Le ministre a cependant affirmé que la sécurité énergétique ne pourrait pas seulement compter sur le volet offre mais également sur la demande. «Le volet offre ne pourra pas, à lui tout seul, assurer la sécurité énergétique si la question de la demande n’est pas traitée et que libre cours est laissé à la consommation de s’emballer dans la durée», a prévenu le ministre.
Par ailleurs, «il s’agit d’évaluer les ressources non conventionnelles d’hydrocarbures du pays afin de pouvoir définir les conditions optimales pour leur exploitation à long terme, aussi bien techniques, économiques qu’en termes de protection de l’environnement», a-t-il ajouté. Selon le ministre, une autre dimension de la sécurité énergétique est d’assurer une mise à disposition du produit et un service de qualité pour les ménages ou les activités économiques. Il s’agit aussi d’assurer un approvisionnement régulier en tout point du pays avec les qualités requises pour les besoins des consommateurs, a précisé M. Guitouni. Ceci renvoie, poursuit-il, à la nécessité de poursuivre le développement des infrastructures de transformation, de stockage, de transport et de distribution, qui requiert d’importants investissements pour leur extension et leur consolidation pour l’immédiat et pour répondre aux besoins présents et futurs.

Formation des ressources humaines

Par ailleurs, il a soutenu que le triple défi de la sécurité dans les domaines de l’énergie, de l’eau et de l’alimentation doit être relevé en accordant aussi la priorité à la formation des ressources humaines pour disposer des compétences et de l’expertise dans ces filières. Concernant le défi relatif à l’eau, le ministre a fait valoir que les besoins en eau potable en Algérie sont caractérisés par une croissance forte dépassant celle de la démographie de par l’évolution du mode et de la qualité de vie, en plus des besoins agricoles.
A cela s’ajoutent «les besoins des activités industrielles pouvant constituer de sérieuses contraintes pour le développement faute de disponibilité, notamment les industries grosses consommatrices d’eau», a-t-il observé. Sur ce plan, il a rappelé que «dès l’année 2000, un vaste programme pour la réalisation de 13 stations de dessalement d’eau de mer pour satisfaire les besoins des populations a été lancé pour une capacité de 2,5 millions de m3/jour. Selon lui, 11 projets de dessalement d’eau de mer, aujourd’hui en service, contribuent à la satisfaction de 20% des besoins de la population et de l’agriculture». S’agissant du défi de la sécurité alimentaire, il a souligné que «la balance commerciale alimentaire de l’Algérie fait ressortir que le pays est largement déficitaire et dépendant des importations pour sa nourriture, notamment pour les produits de base tels les céréales et le lait». Ces importations accaparent une bonne partie des revenus d’exportation du pays, a-t-il poursuivi, en ajoutant que l’Algérie dispose, pourtant, d’un potentiel réel d’amélioration de sa production agricole, de rationalisation de son système de chaîne alimentaire et de maîtrise de sa consommation, notamment grâce au recours à la recherche et l’innovation.

Smail Mimouni

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