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Selon Tayeb Zitouni: La pension des moudjahidine devrait être revalorisée

La stabilité des relations algéro-françaises est conditionnée par la résolution des problèmes liés à la mémoire, à savoir les dossiers des crânes des résistants, des archives, des essais nucléaires au Sud du pays et les disparus.

Lors de son passage hier sur la chaîne Dzair news, le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, est revenu sur plusieurs dossiers qui ont trait à l’histoire de la lutte algérienne contre la colonisation française. A la veille de la célébration du 64e anniversaire du déclenchement de la guerre de libération nationale, le ministre des moudjahidine a estimé que l’avenir des relations bilatérales entre l’Algérie et la France dépend de la prise en charge des dossiers liés à la mémoire. Tayeb Zitouni a indiqué, à cet effet, que quatre importants dossiers sont en discussion entre Alger et Paris. «La récupération des archives algériennes détenues par la partie française représente une de nos priorités», a-t-il souligné, avant de préciser que ce dossier est en bonne voie. Il a rappelé qu’une commission commune composée des deux directions d’archives française et algérienne a été installée afin que l’Algérie puisse récupérer les archives de la guerre nationale détenues par la France. L’invité a ensuite expliqué que les dernières déclarations du président Français Emmanuel Macron sur ce sujet découlent de leur volonté de répondre favorablement à la récupération de l’Algérie de ses archives. Zitouni est revenu également sur le dossier traitant du rapatriement des crânes des résistants algériens exposés au musée de l’Homme à Paris. Reconnaissant que l’état d’avancement de ce dossier est un peu lent, il a révélé que 31 crânes ont déjà été identifiés et des spécialistes ont été dépêchés en France pour parachever le travail. «Jusqu’à présent, 31 crânes de ces résistants ont été identifiés. Une commission composée de chercheurs algériens a été envoyée en France pour s’enquérir et finir le travail», a-t-il souligné. Quant aux personnes disparues, elles sont au nombre de 2.200, dont Djilali Bouamama et Si Mohamed Bouguera, a précisé le ministre. Selon lui, ce chiffre a été recensé grâce à des documents officiels appartenant aux archives de la justice, contrairement à celui communiqué par la partie française. A propos de l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français dans le Sud du pays, notamment dans la localité de Reggane, il a déploré qu’aucun progrès n’ait été enregistré. «La commission commune a soumis de nouvelles propositions en faveur de ces victimes suite au refus de la loi française dite morale, de nos revendications, alors que l’impact catastrophique de ces essais se fait ressentir à ce jour», a-t-il soutenu. En parlant des pieds-noirs, le ministre a expliqué qu’en leur qualité de citoyens français, ils «peuvent visiter l’Algérie de façon tout à fait naturelle», eu égard à leur relation particulière avec notre pays. Zitouni, après avoir mis en avant les sacrifices des combattants algériens, a reconnu que «la pension des moudjahidine est insuffisante», s’engageant à «l’améliorer». S’agissant de l’histoire du pays, le ministre a souligné que «l’Algérie est connue par son histoire à travers les pays du monde, c’est pour cela que le ministère des moudjahidine œuvre à faire connaître cette histoire», précisant que son département n’écrit pas l’histoire, mais fournit plutôt la matière première aux historiens qui assument cette tâche. Revenant sur la réalisation des films historiques, Zitouni a fait savoir que son département ministériel ainsi que celui de Mihoubi ont contribué à hauteur de 52 milliards de centimes dans la réalisation du film Larbi Ben M’hidi.

Fella Hamici

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