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Sénatoriales et élection présidentielle: Ce qu’en pensent les Tlemcéniens

Les citoyens suivent attentivement les déclarations des uns et des autres et s’intéressent de plus en plus à tout ce qui se trame autour de cette échéance électorale.

La course aux sénatoriales, dans la wilaya de Tlemcen, ne semble emballer aucun citoyen sauf les candidats et les élus qui multiplient les rencontrent autour des tables bien garnies et alléchantes. Les élus-électeurs sont choyés et les meilleurs mets leur sont offerts dans les restaurants les plus huppés de la capitale des zianides. Il n’y a point de programmes pour convaincre ses convives, mais la voix sera donnée au plus offrant et au plus attentionnée. Dans ce genre de scrutin à «la panse» l’on doit s’attendre à plus qu’une surprise car ces élections ne seront en fait qu’un «remake» des précédentes contrairement à ce que tentent de le faire croire certains présidents de partis politiques qui sont préoccupés beaucoup plus par le débat sur le report des élections présidentielles d’avril 2019. Les citoyens suivent attentivement les déclarations des uns et des autres et s’intéressent de plus en plus à tout ce qui se trame autour cette échéance électorale qu’ils considèrent comme «un tournant décisif dans la vie politique nationale, mais aussi un autre défi qu’affrontera l’Algérie pour le maintien de sa stabilité politique et sa paix sociale».
Ils sont tous unanimes, parmi les citoyens interrogés, que «le président Abdelaziz Bouteflika, malgré la maladie, représente le seul garant à l’heure actuelle et dans cette conjoncture nationale et internationale des plus complexes, de cette stabilité».
«L’après Bouteflika nous fait peur et l’on craint que l’Algérie ne sombre de nouveau dans des luttes intestines pour le pouvoir», affirment-ils. Tout le monde est conscient des enjeux des prochaines élections présidentielles et certains se disent «outrés par le comportement des partis politiques qui parlent au nom du peuple si comme ils le représentent» tout en soulignant que «le dernier mot revient au peuple qui n’accepte aucun tuteur». Les citoyens demeurent unanimes sur deux points : «l’œuvre de Bouteflika doit se poursuivre» et qu’ «il faudrait des formes juridiques et constitutionnelles pour cet objectif en passant par la dissolution de l’APN et des élections législatives anticipées». C’est, donc, une période de transition qui est proposée avec comme toile de fond «la révision de la constitution et l’amendement d’autres articles pour renforcer la démocratie, les libertés fondamentales, la séparation des pouvoirs et l’alternance au pouvoir», indique B. Smaïl, docteur en sciences politiques qui considère que «la stabilité du pays et la consolidation de ses institutions républicaines doivent inciter les acteurs politiques à faire des choix entre les intérêts suprêmes du pays et leur maintien à divers échelons du pouvoir». Pour d’autres citoyens «l’option du 5e mandat est irréaliste et l’on doit débattre des meilleurs mécanismes pour poursuivre tout ce qui a été entrepris par Bouteflika depuis son élection en 1999». «Pourquoi ne recourt-on pas à un referendum pour demander l’avis du peuple sur cette question fondamentale ?», s’interrogent les uns sur le comportement des partis politiques qui considèrent toujours le peuple «comme ignorant» et «où se situent ses intérêts». Tout le monde s’accorde à dire dès lors à ce qu’ «une issue doit être trouvée à l’effet de respecter la constitution d’un côté et de l’autre surmonter cette période de transition par des moyens juridiques légaux afin de faire éviter au pays d’éventuels scénarios qui compromettront son avenir et sa stabilité».
L’idée, donc, d’une «dissolution de l’APN et organisations d’élections législatives anticipées ainsi que la révision de la constitution» est partagée presque par tous les citoyens interrogés, toutes catégories sociales confondues avec comme précisions : «Bouteflika doit veiller durant toute cette période de transition à garantir des élections législatives transparentes afin d’élire une assemblée nationale représentative et crédible vis-à-vis de l’opinion nationale et internationale.» Ainsi, l’actualité nationale a relégué ces élections sénatoriales car les citoyens demeurent persuadés que «les deux chambres ne sont pas représentatives du peuple».

B. Soufi

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