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sensibilisation sur les implants cochléaires au CHU de Tizi Ouzou: 1 500 enfants sourds naissent chaque année

C’est le bilan qui a été dressé par les médecins spécialistes à l’issue d’une journée de sensibilisation sur l’utilisation des implants cochléaires chez les personnes sourdes.

Mille cinq cents (1 500) enfants sourds ou ceux qui ont des troubles auditifs naissent annuellement en Algérie. Une pathologie qui est devenue un problème et un enjeu de santé publique. C’est le bilan qui a été dressé par les médecins spécialistes à l’issue d’une journée de sensibilisation sur l’utilisation des implants cochléaires chez les personnes sourdes qui a été organisée, avant-hier, au niveau du Centre hospitalo-universitaire Nedir Mohamed de Tizi-Ouzou et qui a vu la participation des médecins ORL, d’audioprothésistes et de psychologues venus des quatre coins du pays.
A cette occasion, les spécialistes de la santé ont révélé qu’une avancée considérable a été enregistrée dans le domaine d’implantation cochléaires, tout en avouant que beaucoup reste à faire pour satisfaire la demande des personnes auditives pour leur assurer une meilleure prise en charge médicale. Se référant aux chiffres, 13 centres d’implantation existent au niveau national. Lors de son allocution, le Professeur Djamel Djennaoui, du CHU Mustapha Pacha d’Alger a lancé son appel aux pouvoirs publics pour donner davantage de moyens médicaux et de les écouter attentivement en mettant à leur disposition des plateaux techniques chirurgicaux plus conformes. «Il est temps de développer l’exploration fonctionnelle et même d’y penser de faire un dépistage chez les enfants à la naissance pour un traitement précoce. Il faut savoir que plutôt on implante, et les résultats ne seront que meilleurs». Le même spécialiste a tenu à mettre en relief l’importance d’implantation cochléaire chez le nourrisson qui présente un problème auditif. «Il faut savoir que les enfants avant la fin de la première année ou durant les 18 premiers mois qui présentent des troubles auditifs, nous avons toutes les chances d’avoir un enfant normal».

Manque de matériel et de personnel paramédical

Pour sa part, le professeur Ali Saheb, chef de service ORL du CHU Nedir Mohamed de Tizi-Ouzou a mis en évidence le déséquilibre existant entre l’offre et la demande en matière de la disponibilité des implants cochléaires au niveau des infrastructures hospitalières. Pour illustrer ses propos, il a affirmé que sur les 35 personnes diagnostiquées qui sont candidats à la mise en place d’un implant cochléaire, il y a seulement 20 implants disponibles, a-t-il dénoncé. «Certes que l’état algérien fait de son mieux pour répondre à la demande des personnes sourdes». Mais en revanche, rajoute t-il qu’il existe des centres d’implantation cochléaire qui n’ont pas reçu d’implants pendant 04 années. «C’est un grand souci. Pour opérer un patient, il faut avoir assez d’exploration. Mais en raison de l’indisponibilité de ces explorations, nous sommes contraints d’aller vers les centres d’implantation relevant du secteur privé». Pr Saheb a indiqué que le manque d’appareils chirurgical et de personnel médical et paramédical dans l’implantation cochléaire font défaut pour la réussite d’une intervention chirurgicale d’une implantation cochléaire. «Nous pouvons réaliser 04 implants par jour. C’est pour cela qu’un centre d’implantation doit être composé d’une équipe la plus complète possible pour son bon fonctionnement». A cette même occasion, les spécialistes ont mis en garde que les enfants non diagnostiqués dès jeune âge et ceux qui refusent de porter la prothèse d’implant risquent d’avoir un retard mental. A cet effet, ils appellent les parents de s’impliquer et de surveiller l’enfant et de veiller sur le respect des rendez-vous médicaux afin d’éviter les complications de la surdité. Ils ont approuvé en unanimité que grâce à l’implant cochléaire, la spécialiste ORL a pu bénéficier d’une des plus belles avancées technologiques, qui a permis de changer la vie des milliers de familles et a pu donner un meilleur avenir aux personnes malentendantes. Tout en soulignant que l’implant cochléaire, depuis sa création, a révolutionné la prise en charge des surdités profondes aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte. C’est une chirurgie actuellement, parfaitement maîtrisée. Mais c’est de la phase poste-implantant, faites des séances de rééducations orthophoniques, de réglages et d’accompagnement familial dont dépendront en grande partie, les résultats.

Z. C. Hamri

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