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Sidi-Aich.. Le calvaire des automobilistes

Depuis le début des travaux sur le pont de Sidi-Aich, la circulation dans les deux sens Alger-Béjaïa et Béjaia-Alger est devenue très difficile, pour ne pas dire impossible. La ville, déjà très étroite, est traversée par la RN26 avant qu’elle ne soit déviée sur l’autre rive. Mais des fissures sur la chaussée du pont qui enjambe la Soummam sont apparues au grand jour au niveau des joints. La direction des travaux publics a été contrainte d’interdire la circulation sur cet ouvrage jusqu’à sa rénovation. Aussi, la circulation a été déviée vers le centre-ville, ce qui a provoqué des embouteillages à l’entrée de la cité.
Engins, bus et véhicules en tout genre s’engouffrent dans ce véritable goulot duquel ils ne se délivrent qu’au bout d’une longue et interminable heure. La situation risque de s’éterniser, considérant la lenteur des travaux sur le pont, même si la direction des travaux publics veut rassurer les automobilistes en annonçant la fin d’une seule tranche des travaux. «Le reste sera achevé dans une dizaine de jours», affirme le directeur des travaux publics sur la radio locale. Cet état de fait montre si besoin est la vulnérabilité du chef-ieu de la wilaya et de toute la vallée, du reste, car non pourvue d’infrastructures de base. Une seule route nationale datant de l’époque coloniale dessert toute la vallée. Les automobilistes le vérifient souvent à leurs dépens, lorsque cet axe est fermé à la circulation par la population.
Les citoyens qui attendent la fin des travaux de la pénétrante autoroutière désespèrent de voir un jour le tronçon restant entre Sidi-Aich et Béjaia, long de 45 kilomètres, entrer en service, afin de décongestionner la RN 26. Depuis la mise en service du troncon Ahnif-Takrietz en mars 2017, aucune autre tranche n’est programmée pour la réception. Pire, les travaux piétinent partout sur l’axe Sidi-Aich-Amizour, et le creusement du tunnel dans la première ville avance à pas de tortue. Ni les visites ministérielles, ni celles du wali n’ont fait avancer les travaux. Officiellement, c’est la nature du terrain particulièrement fragile à Sidi-Aich qui en est la cause. Mais la réalité est tout autre. La crise financière qui touche le pays a frappé tous les projets inscrits. Ceux qui n’ont pas été lancés sont carrément gelés, alors que ceux qui sont en cours ne reçoivent pas les subventions nécessaires.
A. Arab

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