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Sidi Bel Abbés: 89 cas de brucellose humaine

Selon un rapport de la direction de la santé publique (DSP) de la wilaya de Sidi Bel Abbès, les cas de brucellose humaine, plus connue sous le nom de fièvre de Malte, est en progression inquiétante, et les services compétents tirent la sonnette d’alarme.

La brucellose est définie par les spécialistes comme une maladie infectieuse à déclaration obligatoire, souvent transmise à l’homme par un contact avec des animaux infectés comme les ovins, les bovins et les caprins, ou par l’ingestion de produits alimentaires d’origine animale comme le lait crus, le fromage et autres produits laitiers à base de lait issu d’un animal malade. Elle commence par une sensation de fatigue et de malaise, associés à une forte fièvre et de douleurs musculaires. Durant le premier trimestre de l’année en cours, les différentes structures de la santé publique implantées à travers la wilaya ont reçu quelque 46 cas, pour qu’ensuite le nombre progresse à 89 sujets diagnostiqués et pris en charge à ce jour. Les spécialistes soulignent que pendant le mois d’avril, les cas de brucellose ont plutôt augmenté malgré les mesures de prévention mises en place et le contrôle et la vaccination régulière du bétail, mais elle reste une maladie dangereuse pouvant entraîner des complications graves si un traitement n’est pas rapidement mis en place. Le rapport souligne que durant l’an dernier (2017) quelque 256 cas ont été enregistrés à l’échelle de la wilaya, dont le nombre le plus élevé des cas a été enregistré au niveau de l’EPSP de Télagh avec 83 cas, suivi de l’EPSP de Lamtar avec 59 cas, et celui de Tenira où l’on a enregistré 27 cas. Le nombre des personnes admises à l’EPSP de Sfisef était moins inquiétant avec 16 cas, sauf qu’au niveau des structures de santé d’Aïn El Berd, 23 personnes étaient diagnostiquées, parallèlement à 19 autres reçues à l’EPSP de Marhoum. Le déplacement régulier des éleveurs à travers la région de la wilaya de Sidi Bel Abbès et le manque de contrôle de quelques animaux qui échappent aux services vétérinaires compétents sont selon les spécialistes les causes principales de la propagation de cette pathologie animale qui menace la santé humaine. Les secteurs concernés sont appelés à renforcer leur coopération avec les médecins vétérinaires en procédant à l’abattage des animaux infestés et le contrôle rigoureux du cheptel, notamment dans les zones où la pathologie est souvent localisée.

Salima D.

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