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Sites archéologiques: Peut-on les mettre en valeur ?

L’Algérie, qui donne une grande importance au patrimoine, regorge de sites archéologiques et de musées à ciel ouvert.

Le ministère de la culture et celui du tourisme investissent des sommes faramineuses pour remettre en valeur les sites archéologiques mais toute la volonté et toutes les décisions n’ont pas suffi pour attirer les touristes algériens et étrangers. Et pourtant, Timgad, Tassili, Thevest, Tipaza, Cherchell et tant d’autres sites n’arrivent toujours pas à concurrencer ceux De l’Italie, d’Egypte, de Tunisie et d’ ailleurs alors qu’ils sont plus beaux et aussi riches du côté historique. Certains parcs et théâtres romains tel que ceux de Cherchell sont inondés par les mauvaises herbes ou sont carrément tombés dans l’oubli. Même si certaines lois et décisions telles que la protection du patrimoine commencent à donner leur fruit, cela ne veut pas dire qu’on est arrivé. C’est bien d’apprendre que nos douaniers fassent des efforts pour récupérer des pièces archéologiques ou de monnaies anciennes destinées à l’exportation mais le plus important, c’est de mettre en valeur les pièces qui restent et les rentabiliser.
Tout le monde sait que les sites de Grèce, d’Egypte et de Tunise sont quotidiennement visités par des milliers de touristes alors que chez nous, il ne s’y passe presque rien. On ne peut pas parler de tourisme culturel en Algérie tant qu’il n’ y’ a que quelques familles qui visitent par exemple le site de Tipaza et parfois les musées ou les touristes qui se rendent au Sahara pour voir le Tassili et le Hoggar.

Formation

La bonne volonté des pouvoirs publics, du ministère de la culture et celui du tourisme ne suffira jamais tant que l’argent est mal placé pour développer ce secteur à la fois culturel et économique. C’est bien de construire des musées et des théâtres et c’est bien de rénover les musées et de nettoyer les lieux mais tant qu’on n’a pas investi dans la formation des gens capables de gérer ces sites et ces musées, on continuera à tourner en rond. Les musées continuent de fermer leurs portes entre midi et 13heures. Savoir combien on a de sites et les mettre sous surveillance ne suffit pas. Il faut faire un diagnostic sur l’état de la gestion et investir dans des hommes capables de gérer, c’est à dire des guides bien formés et des gestionnaires diplômés en management. Il est vrai qu’il est difficile de remplacer un directeur de musée par un autre, mais on peut toujours former ces directeurs dans des instituts en Algérie ou à l’étranger. Ces formations pourraient concerner également les directeurs des théâtres dont la gestion est donnée à des artistes au lieu de vrais managers. Pour le changement et le développement, il n’y a que deux solutions : écouter et appliquer les directives des experts en économie stratégique ou bien copier sur le voisin qui a réussi.

Bari Stambouli

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