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Souarekh (El Tarf).. La commune se dirige vers l’impasse

La commune de Souarekh ( ex Oum Teboul) daïra d’El-Kala dans la wilaya d’El Tarf, située à l’extrême Est du pays, est considérée comme la porte de l’Algérie et le reflet de son image.

Souraekh ne répond ni aux critères d’une ville touristique ni même d’une ville ayant bénéficié de programmes de développement local lui offrant la possibilité de changer son look d’une manière générale. Des jeunes sont versés dans le change informel des dinars algériens et tunisiens tout au long du centre ville jusqu’au poste frontière. Les supérettes connaissent une activité florissante due à l’afflux important et quotidien des tunisiens vers notre pays. La seule Station d’essence est prise d’assaut au quotidien par les tunisiens. Souarekh est une des anciennes communes du pays. La dernière installation officielle du PAPC Mrs Redjil Hasnaoui issu du scrutin des élections locales de novembre 2017 et de son conseil communal composé de 13 membres dont 7 FLN et 6 Rnd, date du mois de décembre 2017 par l’ex wali Belkateb Mohamed. Depuis cette date, une faille dans la composante du conseil communal a donné naissance à une germe qui a favorisé un terrain de discordes parmi l’ensemble des membres constituant le conseil communal. Une faille vite transformée en profondes divergences de point de vue entre élus d’une part et entre certains élus et le Papc d’autre part. Cette nouvelle situation, combien négative, dans la gestion des affaires de la commune et, par voie de conséquence, sur le quotidien du citoyen, a engendré des prises de positions fermes et contradictoires d’un côté comme de l’autre.
Réaction des citoyens
Le rôle éventuel du Papc pour la recherche d’un équilibre ou un consensus en vue de créer un terrain d’entente n’a pas été joué comme il se doit. Ceci est dû à son alignement au profit d’un groupe contre un autre d’après un des élus. Pour l’intérêt d’un groupe d’élus, ce disfonctionnement ne doit pas être étouffé entre représentants de la population, au contraire, il doit ressurgir à la surface et impliquer l’opinion publique. De là, les citoyens étaient au courant de toutes les démarches, si minimes soient elles, qu’elles soient entreprises par le Papc ou l’ensemble des membres de l’exécutif. En Août 2018, une nouvelle a circulé dans les quatre coins de la ville de Souarekh sur la confection sur mesure d’une liste de bénéficiaires de logements rureaux par le conseil de la commune présidé par l’actuel Papc. Aussitôt, la route internationale entre l’Algérie et la Tunisie fut bloquée au niveau de l’entrée de Souarekh par des citoyens mécontents. Une anarchie s’est emparée tout de suite de la circulation routière et les utilisateurs de la route ne savaient plus où se donner la tête. Le lendemain, un des citoyens demandeurs de logements répondant aux initiales de ( C.A marié, âgé de 32 ans) dont le nom ne figurait pas sur la liste, s’est dirigé vers le siège de la commune de Sourekh muni d’un jerican plein d’un produit inflammable. Sitôt arrivé, il fait irruption au bureau du P/apc avant de s’asperger du liquide et de mettre le feu à son corps.
Transporté en urgence par les éléments de la protection civile vers le CHU Ibn Rochd à Annaba dans un état très grave, il succomba à ses blessures cinq jours après son admission. La liste fut annulée, rejetée par les autorités de la wilaya, soumise à une enquête sécuritaire et judiciaire. Aucune nouvelle étude ne lui a sera réservée jusqu’à nos jours. L’ acte désespoir commis par le défunt ( C.A) n’est pas passé sans impact sur le déroulement et la gestion des affaires courantes de la commune. Son ombre plane toujours sur la ville de Souarekh. Son père Merzougui Chergui, retraité du corps de la police algérienne réclame encore, toujours et sans relâche ,que justice soit faite à la mémoire de son fils.
Départ du P/APC
Une seule sentence réclamée et répétée par Merzougui Chergui: Le départ pur et simple du P /apc avec des poursuites judiciaires à son encontre qu’il ne cesse de qualifier de mercenaire. A titre de rappel et depuis moins d’un mois, Merzougui Chergui a tenté, à son tour de se suicider de la même manière que son fils en occupant seul le siège de la commune pendant une journée entière. L’ intercession du nouveau wali et celle des autorités sécuritaires ont contribué à l’ apaisement de la situation mais non à l’éradication du mal. La série/ feuilleton de la commune de Souarekh continue avec cette hétérogénéité qui caractérise les membres du conseil communal. Tous les membres du dit conseil communal, au nombre de 13 ont pris part aux deux réunions ( du 28 et 30 mai) ayant pour ordre du jour 7 points dont la saison estivale et le raccordement en gaz naturel et en éclairage public de la mechta Lahdada. La présence des 7 membres représentant la majorité est d’ordre purement tactique. La présence physique des élus majoritaires à cette réunion et leur refus à parapher le contenu de la délibération la rendra systématiquement caduque. Au vu de la situation actuelle, la commune frontalière de Souarekh semble se diriger droit vers l’impasse.
Cet état de fait aura, sans nul doute, des conséquences incalculables sur la réalisation des programmes en rapport avec le développement local, des répercussions sur la gestion de la commune et un Impact sur le quotidien du citoyen d’une manière particulière. Les autorités de la wilaya d’El-Tarf sont appelées à s’impliquer d’une manière directe et efficace pour épargner à cette commune frontalière l’impasse, la paralysie et l’étouffement et de là, elles auront garanti et préservé les droits civils et constitutionnels du citoyen.
M. R. Goubaa

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