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Souscripteurs au programme AADL 2013: «Où sont nos logements ?!»

Dans un communiqué rendu public et signé par la présidente de l’Association des souscripteurs AADL 2013, il est fait appel à une réunion pour aujourd’hui au niveau de la ville de Tizi Ouzou.

«Ainsi, elle concernera tous les souscripteurs AADL 2013, «vu de la situation critique» que vit le programme de réalisation de logements au niveau de la wilaya», comme le précise l’appel en question. L’appel précise par ailleurs que cette réunion se tiendra au niveau du siège provisoire de cette association sis au sein de la maison des droits de l’Homme à la nouvelle ville de la capitale de Djurdjura.
Dans leurs revendications, les concernés, qui ont déjà versé deux tranches du coût du logement, demandent l’achèvement de tous les projets AADL 2013 avant la fin 2018, conformément aux instructions du Premier ministre, le respect des délais de réalisation, le respect du cahier des charges, le transfert du surplus de logements du programme AADL 1 aux souscripteurs du programme AADL 2 ainsi que l’octroi de l’aide FNPOS à tous les acquéreurs. Par ailleurs, les concernés se demanderont «où est l’argent versé» par leurs soins dans le cadre d’acquisition de logements particuliers.
Depuis 2016, ils ont été derrière plusieurs actions de protestations, puisque plusieurs sit-in ont été organisés, que ça soit devant le siège de la wilaya, ou lors d’une marche organisée dans l’espoir «d’être reçus et écoutés par le premier magistrat de la wilaya», comme le précisent les concernés.
Ce qui a été chose effective, puisqu’une délégation des souscripteurs AADL 2013 a été reçue en novembre dernier par le wali, alors qu’une réunion de travail s’est tenue en présence des responsables de l’agence locale AADL. Par ailleurs, les souscripteurs invitent, a priori, le ministre de l’Habitat à regarder à travers leur dossier, et de s’informer au sujet du programme AADL 2013 de la wilaya de Tizi Ouzou, qui se présente sous l’aspect d’un projet qui va cahin-caha, et qui risque de durer dans le temps, à l’instar des programmes précédents qui ont connu des retards énormes et moult désagréments pour les acquéreurs. Ainsi, on redoute surtout le spectre du programme AADL 1 à Tizi Ouzou duquel, après 15 années d’attente, 627 logements n’ont été livrés que le 1er novembre 2017 dans la wilaya.
Ceci alors qu’un taux minime des logements inscrits dans de ce programme 2013 sont déjà lancés. Pis encore, l’état d’avancement des chantiers s’avère négligeable selon les concernés, en attendant les autres quotas qui ne sont pas encore lancés faute de …financements. A la fin, notons que la plupart des concernés insistent sur l’acquisition de leurs logements dans les délais, puisque déjà cinq années d’attente c’est de trop, et le spectre de revivre le même scénario de l’AADL 2001 se profile à l’horizon, ce que les souscripteurs 2013 trouvent inconcevable.

Un manque impossible à rattraper

La wilaya de Tizi Ouzou se singularise par ses spécificités. Tous les programmes lancés qu’il soit dans le cadre de l’habitat rural, du logement social participatif (LSP), du logement social locatif ou celui de l’AADL, le tableau ne prête guère à une baisse de la tension. La problématique du logement à Tizi Ouzou s’est toujours posée avec acuité en effet.
En plus, elle se complique d’avantage malgré tous les programmes lancé ces dernières années pour résorber un tant soit peu le manque en la matière. Au fil des années, le nombre de demandeurs ne cesse d’augmenter d’une manière exponentielle, alors que l’offre reste en deçà de la demande. La nouvelle formule LPA illustre parfaitement la situation peu reluisante du secteur du logement et de l’habitat en général qui végète et demeure loin des attentes.
Et pour cause, tous les programmes font face à l’os du foncier. C’est le cas présentement pour celui du premier quota de 1000 logements attribué à la wilaya de Tizi Ouzou dans le cadre du programme du logement participatif aidé (LPA). On croit savoir que le lancement de ce programme est prévu pour le deuxième trimestre de l’année en cours, soit au début du mois de juin prochain, une fois les formalités administratives achevées.
Cependant, il bute déjà sur le problème du foncier qui risque encore de générer des retards énormes dans sa réalisation.
Les démarches à entreprendre sont inhérentes à la disponibilité d’assiettes foncières au niveau des communes où ces logements seront réalisés.
Mais, ces dernières manquent justement de ce genre de terrains à même d’accueillir un quelconque projet. S’agissant du programme LPA, la procédure exige un terrain de nature juridique domanial. Et c’est là que tout bloque encore une fois, sachant que la majorité des terrains sont de nature juridique communale ou forestière.

Khaled Haddag

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