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Sport de haut niveau: Ces paramètres qui empêchent la performance de s’exprimer

Beaucoup de sportifs de haut niveau préfèrent se concentrer sur des Meetings, tournois, ou autres compétitions non officielles, que de s’adonner pleinement aux compétitions officielles.

Même si l’aspect financier en serait la raison principale, le peu de risques de se voir contrôler en est également l’autre. Le contrôle antidopage semble se démarquer par sa frilosité vis à vis de la déclaration de cas positifs si ces derniers ne sont pas médiatisés et par là même connus du grand public. Notre sport est en difficultés au point de ne plus produire des champions comme ce fut le cas dans les années 1980 et 90 avec plusieurs noms qui ont marqué l’histoire du sport national. Des acteurs s’expriment sur la lenteur de cette performance qui tarde à se faire sentir. Certains nous livrent leurs impressions sans confidentialités et sans aller avec le dos de la cuillère remettant plusieurs paramètres en question, «Des faits empêchent le sport de s’exprimer. Le mal est plus profond qu’on le croit, il faut désormais que les responsables du sport national prennent le ‘’taureau par les cornes’’ et ne pas se cacher derrière les tristes réalités». Comment on en est-on arrivé à cette situation, «l’athlète sommé de suivre une politique de développement ou la stratégie de sa structure fédérale, il se perd entre la volonté de réaliser des performances, de s’enrichir ou encore, comment rester propre. De l’autre côté, des entraîneurs déclarent qu’ils ont utilisé des produits dopants il y a quelques années de cela sans que cela émeuve un tant soit peu les contrôleurs. Il suffit qu’une chaîne TV s’implique pour qu’une enquête soit lancée (cas de la Chine et des ex-pays de l’Est). Les produits utilisés ne sont pas si nombreux, les stéroïdes anabolisants, l’hormone de croissance, l’EPO, des diurétiques et dont les méthodes d’extraction sont bien rodées. Faut-il aujourd’hui tolérer l’utilisation de produits dopants comme c’est le cas pour le cannabis pour un usage thérapeutique et changer la vision du dopage vu lui aussi sous cet angle. Que devient le centre de recherche en termes de dopage, les analyses courent toujours entrent la Tunisie et notre pays, mais rien ne se filtre. Faut-il attendre que l’athlète soit obligé de consommer des produits lesquels, peuvent nuire à sa santé. Souvent ce dernier met cela sur le dos de la consommation de vitamines ou de fortifiants pouvant aider l’athlète à réagir en temps opportun, mais se cachent derrière des compléments alimentaires qui sont parfois plus dangereux que les produits dopants». Au fait, qui est derrière tout cela, C’est devenu banal et monnaie courante, tout le monde connaît ceci à travers des échanges de connaissances en termes médico-sportif ou d’internet. Ces athlètes veulent bien participer à des compétitions non officielles qui rapportent au détriment de grandes compétitions officielles surtout que les contrôles anti-dopage se multiplient de nos jours. 30% du budget ou de la prime obtenus par l’athlète va vers l’achat de produits douteux, ce qui met en difficultés la performance en Algérie. Sur comment évoluent, «Il y a des difficultés à poursuivre le travail, des athlètes prennent fausse route, combien sont-ils à réaliser des performances déjà enregistrées auparavant ou encore, étaient à la portée de tous, ils se comptent par les bouts des doigts. Ce sont des performances qui jadis, très abordables que les athlètes pouvaient réaliser en vue des ‘’minima’’ en prévision des Mondiaux ou des J.O. Affreux de constater que peu d’athlètes n’arrivent plus à réaliser les minima pour des Jeux Méditerranéens, alors que nous sommes en 2018». Et pour connaître davantage les solutions que préconisent bon nombre d’anciens champions, «Beaucoup de choses sont à revoir. Revenir au passé n’est pas une aussi mauvaise idée. La performance se travaille, elle ne se donne pas, nos champions ont souffert, ils n’ont pas connu ce genre de tracasseries et les résultats sont là». En somme, la mauvaise passe que traverse le sport touché par ce fameux chamboulement qui a eu lieu ces deux dernières années, rajouté à cela, le conflit qui a perduré entre le COA et le MJS.

Ahmed Chébaraka

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