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Suite au décès de sa fille au service de la chirurgie infantile: Le père porte plainte contre le CHU de Sidi Bel Abbès

Le père de Hafsa Hibat Errahmane âgée de 02 ans et demi, décédée au service de réanimation le 14 septembre en cours, du service de chirurgie pédiatrique, du CHU Docteur Hassani, a déposé plainte contre ledit service. Une enquête est ouverte par le procureur général, qui a ordonné l’ouverture d’une enquête par les services de la sûreté de wilaya.
Déprimé, le père Khadri Laârbi regrette la perte subite de sa petite fille, qui jouissait sa pleine santé, avant d’être victime d’une brûlure thermique par l’huile chaude de deuxième degrés estimé 30%. D’après le rapport médical, la petite souffrait de brûlures de 2e degré superficiel au niveau du menton estimé à 2%, à 7% du tronc, et au niveau des organes génitaux externes estimé à 1%. Le même rapport relève que le sujet souffrait de brûlures de 2e degré profond au niveau des deux cuisses estimées à 8%, au niveau du membre supérieur gauche circulaire estimé à 9%, et au niveau du coude estimé à 3%.
Son cas nécessitait son admission aux urgences, puis elle était transférée au service de CCI, pour prise en charge le 05 septembre. Hospitalisée, les bilans biochimiques de la petite Hafsa, faits au niveau du laboratoire démontraient que son état était stable, car d’après les documents présentés par le père, depuis l’admission de sa fille, sa glycémie était stable à 0,86g/L, l’urée, la créatine, le FNS et lonogramme étaient dans les normes. Selon les propos du parent, le 11 septembre soir, l’équipe médicale aurait injecté une dose d’insuline, suite à l’hyperglycémie. D’après toujours le père, le lendemain (12 septembre) il devrait récupérer le bilan d’analyse effectué au niveau du laboratoire du CHU, où il a remarqué que le taux de glycémie a baissé à 0,25g/L. Par son expérience autant que laborantin pendant plusieurs années, le père précise que «sa fille avait par erreur subi une dose d’insuline très élevée». Il poursuit en précisant : «alors que ma fille n’a jamais souffert de diabète, et pendant toute son hospitalisation, ses bilans biologiques étaient dans les normes.» Le père a exigé le bilan biologique du 12 du même mois, pour présenter cette pièce majeure aux enquêteurs, mais en vain, car il lui a été impossible d’avoir droit à une copie de ce bilan d’analyse, a-t-il précisé. La petite Hafsa est entrée dans un coma profond, et elle perd malheureusement la vie le 14 septembre au service de réanimation. Les parents soupçonnent une erreur médicale qui a coûté la vie à leur bébé, et décident de se rendre auprès du procureur général pour ouvrir une enquête immédiate.
Le certificat de constatation de décès souligne que le décès est causé par un arrêt cardiaque respiratoire, brûlures, et infection pulmonaire, délivré le 14 septembre. Le certificat de décès attesté le 15 septembre, déclare «que la mort est réelle et constante est de cause violente». L’enquête ouverte par les services de la police suit son court et va élucider les dessous de cette délicate affaire, qui a ruiné les parents de la petite Hafsa.

S. D.

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