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Sur 887 affaires de disparition de mineurs en 2017: Huit enfants toujours recherchés

Quelque 887 affaires de disparition d’enfants, dont 8 sont toujours recherchés, ont été enregistrées dans 12 wilayas de l’ouest du pays en 2017. Des disparitions généralement liées à des raisons familiales comme le divorce des parents,  la violence, les résultats scolaires…

 

Dans un bilan présenté dimanche par le service régional de la police judiciaire relevant de l’inspection régionale Ouest de police, le commissaire de police Boudekara Mokhtar, adjoint chef du service, a expliqué que «sur les 887 affaires de disparition de mineurs, 879 ont été retrouvés, alors que 8 enfants sont toujours recherchés». Le même responsable a indiqué dans une conférence de presse qu’«il se peut que les huit enfants, certains ont été retrouvés et leurs parents n’ont pas avisé la police». Les causes de ces disparitions d’enfants sont généralement familiales, à en croire l’orateur qui avance des problèmes de divorce et de violence des parents, où encore de mauvais résultats scolaires, alors que d’autres sont d’ordre affectif, a-t-on souligné. Le numéro vert 104 mis par la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) à la disposition des citoyens pour dénoncer des cas de disparition ou de kidnapping d’enfants a enregistré 1418 appels en 2017 pour des cas de disparition et aucun d’enlèvement, a-t-on fait savoir. Il s’agit là d’un bilan établi dans 12 wilayas de l’Ouest uniquement. Un bilan national sur la disparition et/ou enlèvement d’enfants sera communiqué d’ici la semaine prochaine par le Réseau Algérien pour la Défense des Droits de l’Enfant (Nada). De nombreux cas de disparitions, de kidnapping, de meurtre de mineurs ont été enregistrés en 2017. On se souvient encore de Mohamed Yacine Deriah, cet enfant de 6 ans, kidnappé à Béchar, retrouvé mort par la suite. Il s’agit de l’un des crimes les plus abominables en Algérie ces dernières années, pour cause de sorcellerie.
Le cas également de Mahdad Salim, 9 ans, de Tizi Ouzou, enlevé le 28 avril, devant son école, retrouvé le lendemain dans une construction en chantier. Il n’a été victime d’aucune agression et violence physique. Le 25 septembre, Mehdi Rani Ibrahim Eric, âgé de 8 ans, a été kidnappé devant son domicile à Ain Abid à Constantine, par son père. Disparu le 13 décembre 2017, le petit Ramzi Bouidjri (8ans) a été retrouvé mort dans un étang près du domicile familial à Douaouda Marine (Tipasa), après deux semaines d’intenses recherches et enquêtes pour lesquelles les services de la Gendarmerie nationale ont mobilisé tous les moyens humains et techniques. La wilaya de Tipasa a connu également, en juin dernier, une autre affaire de disparition mystérieuse, dont a été victime le petit Houssem, retrouvé mort dans une mare d’eau non loin du domicile familial.

Les enfants harraga

Mais le fait nouveau, c’est les enfants harraga. Un nouveau phénomène inquiétant enregistré depuis l’année dernière. Il s’agit de mineurs âgés entre deux et 17 ans et parfois des nouveau-nés.
En effet, des vidéos qui ont été largement relayées sur les réseaux sociaux, montrent des parents ou seulement des mamans avec leurs enfants, dans les embarcations de la mort, pour arriver à l’autre côté de la méditerranée.
Dans une des vidéos, il est question d’une mère, originaire de Mostaganem, qui a décidé, en compagnie de ses quatre enfants, de prendre une embarcation de fortune pour rallier la rive nord de la Méditerranée. Les raisons, une vie digne pour ses enfants. Récemment, deux fillettes âgées de trois et quatre ans se sont noyées au large d’Ain Témouchent, et l’une d’elles est toujours portée disparue.

Fella H.

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