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Suspectés dans des affaires de corruption et d’abus de pouvoir.. Le fils d’Ouyahia et Zoukh devant le procureur

Le tribunal de Sidi M’hamed a ouvert une nouvelle enquête judiciaire le 13 mai 2019, à l’encontre d’Ahmed Ouyahia et l’un de ses fils, pour «abus d’influence, octroi d’avantages et dilapidation des deniers publics, au profit d’hommes d’affaires».

Le fils de l’ancien Premier ministre, Ahmed Ouyahia, l’ex-wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, en compagnie de l’un de ses fils, devront être auditionnés aujourd’hui 16 mai, par le procureur de la République près du tribunal de Sidi M’hamed, à Alger, dans des affaires de corruption et d’abus de pouvoir. Le tribunal de Sidi M’hamed a ouvert une nouvelle enquête judiciaire le 13 mai 2019, à l’encontre d’Ahmed Ouyahia et l’un de ses fils, pour «abus d’influence, octroi d’avantages et dilapidation des deniers publics, au profit d’hommes d’affaires». Selon des sources médiatiques, Lamine Ouyahia est poursuivi pour «implication présumée de son entreprise ‘Unidees’ dans le transfert illégal de fond vers l’étranger», et également pour «attribution illégale, le 6 mars dernier, d’un important contrat relatif à la fourniture d’équipements informatiques au Crédit Populaire Algérien (CPA)».
Ahmed Ouyahia a comparu, rappelons-le, le 30 avril dernier devant le tribunal de Sidi M’hamed, pour des affaires liées à l’«octroi d’indus avantages la dilapidation des deniers publics». Quant à l’ex-wali d’Alger, Abdelkader Zoukh et son fils, ils seraient aussi impliqués dans des affaires de corruption et de dilapidation de deniers publics. La Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Bab El Djdid à Alger, avait convoqué Zoukh ce mardi 14 mai, dans le cadre de ces enquêtes. Une plainte aurait été déposée à son encontre, au sujet d’un lot de terrain octroyé illégalement, une assiette foncière de 21.000 m², située au cœur de Bab Ezzouar (Alger), à l’homme d’affaires Mahieddine Tahkout, pour y construire un hôtel d’affaires 4 étoiles. Si Zoukh est reconnu coupable, son dossier sera transféré à la Cour suprême. L’affaire du général à la retraite, Hocine Benhadid, a été reportée à la date du 19 juin prochain par la Cour d’Alger.
Benhadid devait comparaître hier, en appel, dans le cadre de sa détention provisoire, le 12 mai dernier à la prison d’El Harrach, par le parquet de Sidi M’hamed pour «atteinte à l’autorité de l’armée». Des sources médiatiques ont rapporté également que l’ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal, aurait été entendu ces derniers jours, par les services de la brigade d’investigation de la Gendarmerie nationale de Bab Djedid, dans le cadre d’enquêtes portant sur des transactions publiques, l’octroi d’avantages indus et le non-respect des lois en vigueur. Il faut donc s’attendre, très prochainement, à un nouveau défilé de personnalités publiques devant le tribunal de Sidi M’hamed, avec notamment, l’annonce du nom d’Abdelmalek Sellal, disparu depuis son limogeage fin février dernier, de son poste de directeur de campagne d’Abdelaziz Bouteflika. Par ailleurs, selon toujours des sites médiatiques, le général à la retraite, Khaled Nezzar, a été entendu ce mardi 14 mai, par le juge d’instruction du tribunal militaire de Blida, dans l’affaire qui concerne Saïd Bouteflika, les généraux Mohamed Mediene (Toufik) et Athmane Tartag, ainsi que Louisa Hanoune.
L’ancien ministre de la Défense a été entendu en tant que «témoin» dans cette affaire.
Cependant, la télévision publique n’a pas diffusé des images du général, arrivant ou sortant du tribunal, comme c’était le cas pour Hanoune, Bouteflika, Toufik et Tartag. Le général Khaled Nezzar avait, rappelons-le, enfoncé Saïd Bouteflika, le frère conseiller de l’ancien président de la République, dans un écrit sur son site Algérie Patriotique. Ce texte en date du 29 avril, atteste que «jusqu’à la dernière minute, le porte-parole du président, son frère Saïd, s’est accroché au pouvoir, multipliant les tentatives de diversion, les manœuvres, les manigances désespérées pour garder la haute main sur les affaires du pays». Selon l’ancien ministre de la Défense, Saïd Bouteflika lui aurait demandé conseil. Khaled Nezzar lui aurait déconseillé de décréter l’état de siège, et de et de démettre le chef d’état major de son poste. Karim Tabbou a, pour sa part, nié avoir été convoqué par le tribunal militaire, contrairement aux rumeurs relayées largement sur les réseaux sociaux. L’activiste politique et coordinateur national de l’Union Démocratique et Sociale (UDS), non agréé, Karim Tabbou, a démenti hier l’information portant sur sa convocation par le tribunal militaire de Blida, pour enquêter avec lui sur une série d’affaires ouvertes. Pour l’ancien 1er secrétaire national du FFS, ces informations visent à tromper l’opinion publique.
Fella Hamici

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