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Tamanrasset: Musique douce à Tazerouk

Perché à 180 kilomètres (de pistes) à l’Est de Tamanrasset, Tazerouk, un village paradisiaque n’attend que les investisseurs, notamment en matière d’institutions culturelles et de tourisme pour qu’il sorte de l’anonymat.

Nous sommes à 1850 mètres d’altitude, entourés d’arbres fruitiers. Des pommiers, des poiriers, des palmiers, on est tout prêt du ciel. On est à Tazerouk et le silence nous fait écouter une musique douce. Si Ziryab avait découvert Tazerouk, il aurait été inspiré pour composer de plus belles musique que celles qu’il avait crées en Andalousie en Espagne. Perché à 180 kilomètres (de pistes) à l’ Est de Tamanrasset, Tazerouk, un village paradisiaque n’attend que les investisseurs notamment en matière d’institutions culturelles et de tourisme pour qu’il sorte de l’anonymat.
Le projet de complexe sportif qui sera construit sur une superficie de 20 hectares a commencé à faire croire à la sortie de l’isolement mais cela ne suffirait pas. Il faut dire que les habitants et les gestionnaires de la commune ne cessent de faire des efforts pour créer une ambiance culturelle et sportive, mais cela reste difficile car à chaque fois qu’il y a tentative d’organiser une activité, surgit le problème des moyens matériels et financiers. Ce village niché à 1850 mètres d’altitude est le plus haut d’Algérie.

Un pôle culturel

Il pourrait bien devenir un pôle culturel et touristique car il regorge de beaux sites notamment les gravures rupestres, l’Oued et le mausolée de Sidi Abdellah Erregani ainsi que ces musiciens, musicienne, chanteurs et artistes.
Faute de routes bitumées menant à cette ville et de moyens tels que les hôtels ou de simples tentes, les habitants accueillent actuellement les touristes chez eux. Il faut dire qu’à Tazerouk, on est dans un autre monde. Un Sahara pas comme les autres. On y trouve des vignes, des grenadiers, des pommiers et l’air est le plus pur du monde. L’entraîneur Saâdane qui avait bien raison de penser aux hauteurs pour l’équipe nationale de football aurait trouvé l’endroit idéal pour entraîner ses joueurs. Chaque été, durant les mois de juillet ou août, Tazerouk organise la Ziara de Sidi Abdellah Reggani, le saint patron de la ville décédé en 1982. On y vient de toutes les tribus touaregs, de Tidikelt, du Touat et d’Alger. L’APC a organisé en 2007, durant la même période, un festival culturel touareg mais les moyens manquaient énormément pour le médiatiser et le perpétuer. Bien que ce festival fut une réussite grâce à la bonne volonté des organisateurs et des participants venus de toutes part, l’ APC n’ aurait pas pu relancer le projet à cause de l’absence du budget pour de telles activités.

Des musiciens sans moyens

Il faut dire qu’à Tazerouk, même les jeunes qui tiennent à créer des groupes musicaux ou des petits clubs sportifs ne trouvent pas les moyens les plus rudimentaires. Pour l’organisation d’un tournoi sportif, il y a deux ans, le conseil sportif communal n’avait même pas d’ argent pour offrir des coupes ou des cadeaux pour les sportifs.
On se demande pourquoi les organismes culturels, touristiques et les clubs sportifs ne penseraient pas à organiser des événements ou des stages dans ce village exceptionnel. Un festival national ou international fera sortir Tazerouk de l’anonymat. A Tazerouk, on est prêt du ciel, on y écoute le silence, on y écoute la plus douce des musiques.

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