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Théâtre à Oum-Bouaghi.. «Ned’diha» dans une salle archicomble

Plus de 500 spectateurs sont venus conquérir la salle de spectacles de la maison de la culture Nouar Boubaker au chef-lieu de la wilaya d’Oum-Bouaghi, pour assister à la pièce théâtrale “Ned’diha”, de la coopérative culturelle et de création et de la diffusion de la ville de Batna, bien qu’elle était programmée déjà, deux soirées avant, à la Bibliothèque Malek Bennabi de la même ville.

A 22 heures, ce lundi, la salle de la maison de la culture Nouar Boubaker de Oum Bouaghui, des jeunes, des adultes et des familles sont venus très nombreux pour voir la pièce Ned’diha de la coopérative culturelle et de création et de la diffusion de la ville de Batna. Le spectacle s’est déroulé dans une salle archicomble. Le public était composé essentiellement de jeunes et de personnes venues en famille. Quinze minutes avant l’ouverture du rideau, une bonne ambiance s’était installée dans les coulisses. El-Ayache (comédien) était venu annoncer à ses deux autres amis comédiens que la salle était pleine jusqu’au dernier de ses sièges. Une grande joie s’est manifestée chez les membres de la troupe. Nous voyions la joie dans les yeux du trio et ressentions que la nouvelle les avait revigorés. Propulsés, les trois comédiens s’activèrent, portèrent les dernières retouches à leur maquillage et habillement et se préparèrent à monter sur la scène.
Entre le drame et le comique
A la première apparition du jeune éboueur, un diplômé universitaire (interprété par Messaoud Hadjira, comédien et auteur du texte) portant un gilet très visible et une tenue munie de bandes rétro-réfléchissantes et des gants, poussant devant lui une poubelle à roues, le public ne priva pas de le gratifier d’une salve d’applaudissements. Ce fut la symbiose ! La pièce Ned’diha raconte une histoire sociale de trois membres d’une équipe d’agents de propriété urbaine : le chauffeur et les deux éboueurs à l’arrière du camion-poubelle qui, après une tournée de ramassage des ordures dans un quartier, le chauffeur amorce une marche arrière. Mal guidé par le jeune, distrait à regarder sa bien-aimée au balcon, le véhicule entre en collision contre le trottoir et crève une roue.
Les événements se déclenchent. Reproches et accusations cèdent la place aux récits de leurs vies et de leurs rêves : Le jeune ripeur jure d’épouser son amour, le vieil éboueur (incarné par Azzedine Benamor, comédien et metteur en scène) de toucher une aide financière pour payer ses dettes et le chauffeur (joué par Hamida Merzoug (dit El-Ayache) de bénéficier d’une promotion.
Le rire pour faire passer le message
Pour faire rire et passer son message afin de sensibiliser le public sur les difficiles conditions socio-économiques que les agents de propriété urbaine ou les éboueurs, Azzedine Benamor, comédien et metteur en scène a utilisé tous les procédés du comique. Il a joué sur le geste, la situation, les mots, le caractère ou les mœurs. La pièce, par ses répliques simples et efficaces qui arrivent parfaitement au spectateur, dans un langage adapté, très utilisé dans la vie de tous les joueurs, a réussi à transporter son public dans le bonheur pendant toute une heure de spectacle. Le public connaisseur et généreux n’a pas privé le trio de comédiens de longues ovations à chaque apparition. Un spécial chapeau bas pour Hamida Merzoug pour la maîtrise de son jeu de comédien et son élocution. La fin de la pièce a été suivie par une standing ovation du public.
Aguellid Aguellil

 

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