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Théâtre: Régler le problème à la source

Invités dans une émission diffusée par la télévision nationale avant-hier, le comédien Slimane Benaïssa et le spécialiste Brahim Nouel ont discuté de la situation du théâtre en Algérie.

Les deux hommes de théâtre Ahmed Benaissa et Brahim Nouel qui sont revenus sur la situation du théâtre en Algérie ont fait des propositions intéressantes pour la vraie relance du 4e art. Slimane Benaissa a bien fait de relever qu’on ne doit pas accuser le public de ne pas aller au théâtre, mais de trouver les solutions pour l’attirer. De son côté, Brahim Nouel qui connaît bien la gestion du théâtre algérien a insisté sur la formation et le management. Les deux hommes de théâtre ont bien raison car la priorité est de former les dirigeants de théâtre comme l’avait déjà proposé le professeur Ahmed Cheniki qui est un des meilleurs spécialistes du théâtre. Brahim Nouel a proposé de régler le problème à la source en organisant de vraies assises avec comme conclusion, des décisions écrites et qui devraient être appliquées. L’invité de la télévision a bien raison car c’est aux spécialistes et aux concernés de décider ce qu’il faut faire pour qu’on cesse de prendre des décisions provisoires avec des campagnes ou des festivals qui en dureront qu’un temps.

Management

Il faut dire que la gestion du théâtre est comme celle de toute entreprise publique ou privée ou même d’un pays. Pour les mettre sur pied et qu’ils réussissent, il faut faire appel à des spécialistes non seulement du théâtre mais surtout de la stratégie et de la gestion.
Si quelque part, une entreprise stagne ou échoue, c’est que ses dirigeants ont omis d’avoir recours à des diplômés en management. Si l’économie d’un pays fait du surplace, c’est également à cause du fait qu’on a pas appelé les experts en stratégie économique. La même règle s’applique pour le théâtre, si on veut que non seulement le public revienne pour assister aux spectacles mais qu’on ait un vrai théâtre car la présence en force du public ne veut pas dire qu’on produit de la bonne qualité, on devrait aussi faire appel aux spécialistes de la gestion théâtrale. Ces derniers existent en Algérie et à l’étranger et sont prêts à venir au secours du 4e art. Certains ont été formés à l’étranger, d’autres en Algérie et ils ont tous le même but : l’émergence d’un vrai théâtre en Algérie. Ces messieurs qui peuvent s’appeler Ahmed Cheniki, Habib Boukhlifa, Mohamed Kali, Hadj Miliani ou autres, ils ont des idées, des connaissances et la volonté.

Formation

Les dirigeants de notre culture ne devraient pas avoir peur d’eux. Ils ne sont pas intéressés par les postes. Ils n’aiment que le théâtre. Si on ne veut pas d’eux, pour un motif ou un autre, qu’on apprenne leurs leçons et qu’on les mette à exécution. C’est le théâtre qui va gagner. Le ministère de la culture devrait investir dans la formation des gestionnaires des théâtres, des metteurs en scène, comédiens etc… Comme l’ont indiqué Brahim Nouel et Slimane Benaissa, on devrait organiser des formations non seulement pour les comédiens mais aussi pour les techniciens et le l’INADC est insuffisant, il faut penser à des formations courtes (genre Master Class) que dirigeront des algériens ou des étrangers. Le théâtre algérien a trop patiné, c’est le moment de régler les problèmes à la source.

Bari Stambouli

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