Home / Algérie / Tizi-Ouzou: L’association des diabétiques tire la sonnette d’alarme

Tizi-Ouzou: L’association des diabétiques tire la sonnette d’alarme

Le nombre de malades atteints du diabète augmente d’une année à l’autre dans la wilaya de Tizi-Ouzou. L’association des diabétiques de la wilaya compte près de 18 000 diabétiques adhérents sans compter les malades non-adhérents dont le nombre n’a pas été communiqué par les autorités concernées.
Pis encore, le mouvement associatif tire la sonnette d’alarme quant à la prise en charge de cette catégorie, notamment les enfants diabétiques qui sont livrés à eux-mêmes et pointe l’absence d’une politique efficiente d’égalité qui leur permettra de bénéficier d’un climat favorable pour leur insertion dans la société au même titre que leurs camarades en bonne santé.
Telle était la thématique qui a été débattue lors d’un séminaire organisé, avant-hier, au niveau du Centre de loisirs scientifiques (CLS) de la ville de Tizi-Ouzou, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du diabète. Plusieurs activités scientifiques, éducatives et culturelles étaient au rendez-vous pour satisfaire les enfants diabétiques qui étaient venus en masse accompagnés de leurs parents. Contrairement aux enfants qui ont accepté leur pathologie, les parents quant à eux, ont du mal à accepter à ce que leurs enfants soient atteints d’un diabète (type1 ou bien 2). «C’est un véritable cauchemar que j’ai vécu. Je n’arrive pas à imaginer que ma fille était atteinte d’un diabète type2. C’est très difficile pour moi. Je me souviens quand son pédiatre m’avait annoncé cette nouvelle, en arrivant à la maison je n’arrivais à fermer l’œil toute la nuit», lance Samira, une jeune maman d’une fille diabétique âgée de 09 ans rencontrée au niveau du CLS. Idem pour Malek, un quadragénaire, père d’un garçon diabétique qui nous a raconté son parcours d’un papa qui assume sa responsabilité paternelle avec bravoure. «Certes qu’au début, c’était très difficile de savoir et d’admettre surtout que mon fils soit diabétique». «J’ai fait le parcours d’un combattant moi et sa maman, mais aujourd’hui nous acceptons sa pathologie et ce, grâce aux séances psychologiques auxquelles nous avons assisté et grâce à l’entraide de notre entourage familial». Dans le même sillage, le président de l’association des diabétiques de la wilaya de Tizi-Ouzou, Mohand Dahmar a insisté sur l’organisation de séances psychologiques périodiques au profit des parents des enfants diabétiques pour les encourager à surmonter la maladie de leurs enfants. Par ailleurs, le même interlocuteur a déploré le manque de moyens de base et de subventions allouées par les autorités locales pour la prise en charge efficiente de ces enfants diabétiques. «Nous avons besoin des enveloppes budgétaires conséquentes pour la prise en charge de ces enfants, mais aussi pour l’organisation d’évènements qui leur seront dédiés, comme les journées de sensibilisation ou de dépistage». D’après lui, leur association fonctionne avec les cotisations des adhérents, les dons des bienfaiteurs et des sponsors. Ce qu’il qualifie d’insignifiant par rapport aux besoins de ces malades. «Il faut que les autorités locales multiplient leurs efforts pour mettre à la disposition des enfants tous les moyens adéquats pour une meilleure prise en charge thérapeutique». A souligner que des ateliers de dessin et des espaces d’initiation au code de la route ont été animés tout au long de la journée d’avant-hier au niveau du CLS en faveur des enfants diabétiques. Une démarche qui vise à insérer ces enfants au sein de la société au même titre que les enfants en bonne santé.

Z. C. Hamri

Check Also

Hirak, flambée des prix, marasme social.. 2019, un Ramadan exceptionnel !

Du moins pour les initiés et les avertis. Toutefois, avec un peu de réticence en …