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Tlemcen: Une rentrée scolaire des plus difficiles

Le mouton n’est pas encore consommé que les étalages des effets scolaires prennent le relais, à chaque artère de la capitale des zianides.

Pas de répit donc pour les familles qui doivent, encore une fois, composer avec la rentrée scolaire qui s’annoncent difficile pour la majorité d’entre-elles. En l’espace de trois mois, leur maigre budget a été saigné à blanc. Le mois de Ramadhan, les vacances et le mouton de l’Aïd n’ont laissé aucun répit et les familles, nombreuses parmi elles, vont vivre des moments difficiles. Le recours à l’endettement se fait de plus en plus courant. Nombreux sont ceux qui ont acheté le mouton de l’Aïd par facilité, pour apporter de la joie à leurs enfants, mais ils doivent, encore une fois, composer avec les frais de la rentrée scolaire, car les prix affichés pour certains articles, sont à la limite du tolérable. Si les vêtements pour enfants ne posent aucun problème, du fait que la majorité utilisera les mêmes habits de l’Aïd pour la rentrée scolaire, les fournitures scolaires et autres effets sont sensiblement plus chers que l’année précédente. A titre indicatif, les cartables sont cédés entre 1.200 et 1.500 dinars, et les tabliers à plus de 1.600 dinars. A cela s’ajouteront les autres fournitures scolaires et les manuels scolaires. Soit un budget d’au moins 6.000 dinars par enfant pour le primaire, et plus de 8.000 dinars pour le moyen et le secondaire. Le recours à la vente d’objets précieux se fait de plus en plus fréquent pour joindre les deux bouts, mais cette pratique a des limites. «Que veux-tu que je fasse ? Mon écrin s’est épuisé avec les frais du mois de Ramadhan et le mouton de l’Aïd ; avec la rentrée de mes quatre (04) enfants, je suis obligée de faire des emprunts pour leur permettre une rentrée scolaire, plus ou moins correcte et digne», affirme une dame, dont le salaire ne dépasse guère les 18.000 dinars. D’autres misent sur la solidarité pour les fournitures scolaires et autres effets vestimentaires. Ce sont les plus démunis. Les plus critiques s’interrogent sur la politique sociale du pays et la grille des salaires. «Ce sont ceux et celles qui fournissent le plus d’efforts qui sont les moins rémunérés. L’état doit se pencher sur cette frange de travailleurs», affirment-ils et de s’interroger: «est-il encore concevable qu’une femme de ménage ou un employé communal touche entre 8.000 et 18.000 dinars, à un moment où le salaire d’un député avoisine les 400.000 dinars? Est -ce cela la justice sociale ?». Les revendications sociales vont se faire de plus en plus sentir, et la rentrée sociale s’annonce des plus difficiles.

B. Soufi

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