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Traitement du dossier des migrants clandestins: L’OIM salue les efforts de l’Algérie

Le représentant de l’Organisation internationale des migrations (OIM) en Algérie, Pascal Reyntjens, a salué, depuis Tamanrasset, les efforts fournis par l’Algérie pour prendre en charge les migrants se trouvant sur son territoire.

«Nous saluons tous les efforts faits par l’Algérie en faveur des migrants, particulièrement dans les opérations d’accueil réservées à ces derniers dans les différentes régions de son territoire, ainsi qu’au niveau de ses frontières», a-t-il déclaré, avant-hier, mettant en avant «son engagement très fort et permanent en faveur des populations en détresse». Il dit constater après l’occasion qui lui a été donnée de pouvoir suivre cette opération «une grande coordination entre un ensemble de services, tels que les services du Croissant- rouge algérien, les services du ministère de l’intérieur, de la sûreté nationale, de la protection civile et aussi tous les autres services qui collaborent dans cette opération», faisant observer qu’à chaque arrêt durant l’opération de rapatriement entre Alger et Tamanrasset, «on se rend compte qu’il y a une mobilisation solide derrière cet encadrement de rapatriement de migrants nigériens». Selon lui, la prise en charge des migrants tout au long du voyage «s’est faite dans de bonnes conditions, notamment pour ce qui est de l’encadrement médical». M. Reyntjens constate qu’«un travail considérable est fait par les différentes équipes composées de médecins généralistes et spécialistes, des psychiatres ainsi que par des infirmiers», ceci en sus «des moyens de soins et des ambulances déployés dans tous les centres le long de notre traversée».

La migration clandestine reste un danger

Le représentant de l’OIM s’est également exprimé sur le danger que pourrait apporter la migration irrégulière qui se nourrit, selon lui, de la détresse des gens. «la migration irrégulière est liée à des réseaux de passeurs et aussi à des réseaux de trafiquants», précise M. Reyntjens. Pour ce qui est de la migration de manière plus générale, ajoute-t-il, «elle amène avec elle des réponses qui sont très complexes, car l’une des premières réponses qu’on doit pouvoir apporter, c’est de pouvoir toucher aux causes premières de la migration dans les régions d’origine. On doit aussi mettre en place des initiatives qui permettent à ces communautés en danger de se développer dans leurs propres régions». d’autre part, il aborde ce que font l’OIM et les Nations unies pour le soutien aux gouvernements de ces pays en détresse afin qu’ils puissent faire une réintégration individuelle, en donnant l’exemple des bureaux de l’OIM qui sont présents dans 14 pays d’Afrique de l’Ouest. Pour les autres mesures qui restent à prendre, il dit qu’«elles résident dans la lutte contre les trafiquants et les passeurs qui doit demeurer un travail régulier», surtout que la complexité de la migration irrégulière «réside aussi dans le glissement des migrations car dès qu’on ferme une route migratoire clandestine, il y en a toujours une autre qui s’ouvre, notamment celles du Niger et de la Libye».

Les rapports des ONG basés sur des sources non crédibles

Concernant les rapports faits dernièrement contre l’Algérie par les ONG, le présentant de l’OIM en Algérie juge que la visite sur le terrain lui a permis de voir de plus près le déroulement des rapatriements. D’autre part, ajoute-t-il, «les sources d’information sont différentes mais notre lecture de ce dossier se fait d’une manière équilibrée, positive, à travers laquelle nous devons entendre toutes les parties». «Notre travail est avant tout de soutenir les uns et les autres pour régler ce dossier et non de juger les différentes parties». Enfin, M. Reyntjens a plaidé à cet effet pour «une coopération et un engagement international pour la résolution de cette question migratoire» qui réside, selon lui, dans «la concertation entre les différents pays et institutions afin de prendre les mesures adéquates».

De notre envoyé spécial à Tamanrasset Smail Mimouni

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