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Transport à Chlef: Le diktat des clandestins

Le transport clandestin tend à s’imposer comme un véritable palliatif aux dysfonctionnements que connaissent certaines lignes.

Dans la commune du chef-lieu de wilaya de Chlef, le recours aux transporteurs iclandestins est devenu systématique sur plusieurs dessertes. À Chlef, à titre d’exemple, ces transporteurs ont remplacé le transport public des voyageurs. De nombreux fonctionnaires de l’administration s’adonnent à la fraude par taxi, avec des numéros fictifs. Il n’est pas rare, aujourd’hui dans les gares et les stations de bus, de se faire aborder par des individus qui proposent, souvent contre une somme forfaitaire, un transport dans leur voiture personnelle. La scène est fréquente. Elle est également constatée la nuit et les week-ends, sur les lieux de sortie stratégiques. Certains d’entre eux disposeraient même de faux numéros. Ces petits fonctionnaires arrondissent leur fin de mois avec des véhicules de couleur jaune qu’ils font passer pour des taxis. Sans peur et sans reproche, ils stationnent dans les stations, et gare à celui qui cherche à s’opposer à leur pratique de fraudeur. La fin justifie les moyens. Les habitants et les transporteurs y trouvent leurs comptes, mais le caractère illégal de cette activité et le laisser-aller des responsables ne sont plus à démontrer. «Les transporteurs clandestins nous rendent un grand service, sans qu’ils ne soient la solution idoine», indique un habitant de Ténès. Des citoyens ont notamment critiqué les dysfonctionnements et l’irrégularité des transporteurs, auxquels ils ne pouvaient toutefois rien reprocher. Sachant qu’à quelques mètres des gares routières de la ville de Chlef et de haï El-Houria, des taxis clandestins offrent leurs services aux usagers.
Un peu plus loin, de l’autre côté de la voie menant vers la station réservée aux bus privés, on trouve des automobilistes, généralement des jeunes, qui attendent patiemment d’éventuels clients. Ces derniers sont nombreux à opter pour ce moyen de transport, afin d’éviter les longs retards dus aux arrêts observés par les bus, mais surtout pour se rendre dans certains points qu’aucun bus ne dessert. Devant cette situation, les chauffeurs de taxi côté dénoncent et mettent à l’index certains fonctionnaires et agents de l’Etat qui s’adonnent à ce type d’activité, en dépit de plusieurs lois qui n’autorisent pas cette pratique.

A. Al.

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