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Travaux d’aménagement de Oued El Harrach.. Le projet sera réceptionné cette année

Un tunnel souterrain de 12,5 km de longueur qui permet, d’une part, d’évacuer les eaux pluviales vers la mer, et d’autre part, de traiter les eaux usées collectées et orientées vers la grande station d’épuration de Baraki, la plus importante de la capitale.

Les travaux d’aménagement du mythique Oued El Harrach touchent à leur fin et il est question de réceptionner la totalité du projet durant l’année en cours. C’est ce qu’a affirmé le wali d’Alger hier lors du point de presse animé en marge de sa visite sur des projets relevant du secteur des ressources en eau. Ainsi, après avoir livré le projet de «La Prise d’eau» dans la commune d’El Harrach, et la zone de Bentalha (Baraki) traversée par l’oued en question, les travaux sont en voie de finalisation au niveau de l’emplacement de l’ancien bidonville Hai Erremli (le plus grand du pays) éradiqué en 2016 et ses occupants relogés, et un espace d’attractions est sur les lieux, comprenant des stades et des aires de jeux.
L’oued, faut-il le rappeler, a subi des aménagements sur une longueur de 18 km, couronnés par la promenade des Sablettes sur le front de mer. Consacrée aux aménagements hydrauliques, la visite a été entamée au niveau du collecteur d’Oued Ouchayah dont la mise en service a été lancée hier. Un tunnel souterrain de 12,5 km de longueur qui permet, d’une part, d’évacuer les eaux pluviales vers la mer, et d’autre part, de traiter les eaux usées collectées et orientées vers la grande station d’épuration de Baraki, la plus importante de la capitale. Une fois traitées, les eaux pourront servir dans le secteur de l’agriculture (irrigation) ou pour arroser les espaces verts. A Zéralda, le wali a inspecté l’avancement des travaux de la STEP qui sera opérationnelle en juin prochain.
Elle permet de traiter les eaux usées de la ville nouvelle de Sidi Abdallah. Abdelkader Zoukh a expliqué que les projets liés aux aménagements hydrauliques s’inscrivent dans le cadre de la politique menée par le gouvernement en matière de traitement des eaux usées, notamment dans la capitale qui connaît une certaine vulnérabilité durant la saison des pluies, mais aussi parce que l’Algérie adhère aux conventions internationales pour la préservation et la protection de la mer Méditerranée. «Nous faisons de notre mieux pour répondre aux attentes des spécialistes de l’environnement du moment que la cote d’alerte est atteinte et la sonnette d’alarme tirée dans ce sens», dira-il, et de souligner que le taux de traitement des eaux usées dans la capitale est actuellement de 70%, un taux appelé à augmenter avec la réception d’autres ouvrages en cours de réalisation pour atteindre les 100%. Comme il a justifié cette volonté par la croissance du nombre de plages autorisées à la baignade qui est passé de 34 en 2004 à 68 actuellement.
Interrogé sur les coupures d’eau que vivent certaines communes de la capitale en été, le wali explique cette situation par un certain nombre de facteurs dont les pannes de courant électrique, des ruptures de conduites et aussi l’insuffisance d’infrastructures de stockage, sachant que la consommation du liquide précieux est plus importante durant la belle saison. «Nous sommes quand même heureux que la majorité des Algérois ont de l’eau H/24», s’est félicité le wali tout en déclarant qu’il reste encore une bataille à mener contre le gaspillage d’eau. Et cela relève du civisme des citoyens.
Ali Fares

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