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Très forte mobilisation à Béjaia

Des dizaines de milliers de personnes ont répondu hier, à l’appel pour la commémoration de la journée du 20 avril. Il faut sans doute retenir que cette manifestation rappelle les foules des grands jours des années 1990. Deux points de départ on été retenus pour cette marche. La première marche, qui a rassemblé des militants de tous les horizons politiques, a démarré depuis la maison de la culture Taos Amrouche, tandis que la seconde, initiée par le Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie, a choisi comme point de départ le campus de l’université de Targa Ouzemour, comme à l’accoutumée. Dès neuf heures, les deux places étaient déjà bondées de monde. Les policiers de la BRI, qui ont décidé – pour on ne sait quelle raison – de se poster à l’entrée de l’université de bonne heure, ont fini par libérer les lieux et lever le camp. Beaucoup de manifestants qui ne partagent pas l’idéal du MAK ont menacé de marcher vers l’université, afin de permettre aux militants du MAK de manifester au même titre que les autres.
La procession humaine s’est ébranlée à onze heures, aux cris de : «assa azekka, tamazight tella, tella !». Le premier carré a brandi une large banderole, sur laquelle on pouvait voir les 126 jeunes victimes du printemps 2001, en hurlant : «pas de pardon!», et «justice pour les victimes !». Ceci, alors que d’autres carrés déployaient un drapeau berbère géant. Arrivée au carrefour du 19 mai 1981, la procession a marqué un arrêt pour observer une minute de silence, avant de se diriger vers la place Saïd Mekbel, en scandant : «pouvoir assassin!». Les milliers de manifestants du MAK ont préféré, de leur côté, s’arrêter au carrefour du 19 mai 1981, afin de marquer leur différence par rapport à la première marche. Quelques représentants locaux du mouvement de Ferhat Mehenni ont réitéré leur revendication principale, à savoir l’autodétermination de la Kabylie. Mouloud Mebarki, délégué régional, a retracé le cheminement des revendications identitaires, en rappelant qu’elles ont toujours buté sur le refus des nationalistes de la porter.
A. Arab

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